Dark Fairy Tale: Dreamland Survivors : Un problème de structure
Encore un Survivors ? Oui, mais cette fois-ci, ce sont des pantins issus d’un conte de fées maléfique, et vous incarnez un Pinocchio sombre dont les compétences grandissent au fil de sa progression. On vous refait le topo sur le concept des Survivors , ou ça va ? Le personnage tire automatiquement, et les projectiles ainsi que les effets s’ajoutent et évoluent au fil de la montée en niveau, alimentée par une barre d’XP qui progresse grâce aux ressources lâchées par les ennemis.
Visuellement, c’est plutôt chouette, même si ça reste très impersonnel. L’univers donne parfois l’impression d’un rendu « généré par IA », alors qu’il ne semble pas du tout en être question. Mais visuellement, ça passe. Les bonnes idées sont surtout dans les nombreuses mécaniques supplémentaires : vous pouvez par exemple dévorer les objets que vous découvrez pour en gâcher les effets temporaires, mais augmenter pour toujours vos statistiques globales. C’est quelque chose d’autant plus malin qu’on garde cet esprit démoniaque et glauque dans un univers pourtant coloré.
Le vrai problème vient de la structure : chaque monde est découpé en une dizaine de niveaux, ce qui casse l’aspect « sans fin » propre aux Survivors . Il existe bien un mode Endless, mais il reste secondaire et ne permet pas de s’affranchir totalement de cette logique de progression par paliers. Certains boss apparaissent entre deux séquences de shoot minutées, et des événements spéciaux viennent parfois pimenter l’action : cartes à choisir avec modificateurs de gameplayOu « jouabilité » en français, fait référence à la façon dont le joueur interagit avec un jeu vidéo., défis chronométrés, ou encore allié contrôlé par l’IA en miroir de votre propre personnage. Sur le papier, c’est amusant. En pratique, cette structure rigide nuit au rythme et finit par lasser.
Reste que je suis très exigeant dans le genre, peut-être même un peu trop passionné. C’est sans doute pour ça que je me retrouve à dire du mal d’un Dark Fairy Tale qui, fondamentalement, est tout à fait honnête et propose deux à trois bonnes heures de Survivor , surtout à destination des nouveaux venus. Il est parfait pour le Steam Deck, par exemple, même si quelques bugs persistent. Mais pour 5 €, on en a pour son argent. C’est simplement un Survivor de plus, qui balance un peu trop de mécaniques d’un coup et s’épuise rapidement en termes d’intérêt.








