Nuits blanches sur CloverPit
Depuis Balatro et Luck Be a Landlord, les jeux de casino sont à la mode. Surtout ceux qui proposent davantage de folies, de secrets, de loreReprésente l'histoire et les traditions autour d’un univers de fiction, ne constituant pas l’intrigue principale d’une œuvre. étrange à la Inscryption et qui cachent leurs meilleurs atouts. CloverPit est de ceux-là… Mais à quel point est-il intéressant ?
Enfermé avec un bandit-manchot
De base, ces jeux m’énervent. Je suis sûr que je ne suis pas le seul à me dire que « oui bon, d’accord, c’est malin, mais ça joue sur l’incrémental, ça nous fait répéter deux ou trois actions en boucle et, finalement, ça ne vole pas haut ». Par exemple, je n’ai toujours pas compris l’intérêt de Luck Be a Landlord. Et pourtant, l’aspect addictif fonctionne beaucoup sur moi : la faute à ma curiosité maladive de tout et n’importe quoi. Je veux tout voir d’un jeu quand il se fait aussi malin, en découvrir chaque parcelle d’idée. Toutes ces contradictions m’ont poussé à lancer CloverPit avec un peu de prudence… et il est vrai que les premières minutes peuvent étonner.

Vous êtes prisonnier d’une toute petite cellule. Vous pouvez y faire vos besoins, regarder un inventaire d’objets sur un PC, mais surtout, vous avez une sombre voix qui vous indique sur un panneau la somme que vous lui devez. Et pour rembourser cela, il va falloir jouer à la machine à sous. Plusieurs symboles de fruits, de 7 et de cloches vont apparaître et vous connaissez le principe : des combinaisons valident l’obtention de gains à chaque tirage. À chaque partie d’un certain nombre de tirages, vous obtiendrez de l’argent vous permettant de renflouer votre dette. Vous avez le droit à trois tentatives par niveau de dette et chaque réussite vous félicitera aussi avec quelques billets que vous pourrez échanger contre des artefacts.
Au début au nombre de 7 maximum, les artefacts sont le cœur du jeu, tout simplement. Ce sont eux qui définissent les modifications de partie et les combinaisons dingues de bons placements de symboles. Vous aurez des objets venant augmenter votre chance à un tirage en fonction de vos échecs répétés, d’autres vous permettent de transformer toute une ligne en un symbole fort ou encore vous donnent des parties supplémentaires, etc. Je ne vous dévoile pas les objets les plus fous, car ça me demanderait une heure à expliquer, mais tout le hasard bien contrôlé du jeu est présent.


Le problème en tout début de jeu, c’est qu’on le voit. On sait que le jeu se joue de nous et cela donne rapidement le sentiment qu’on ne sert à rien d’autre qu’à activer la machine. Et ce n’est pas faux pour quelque temps.
Heureusement, les modifications apportées par les objets fonctionnent. À cela s’ajoute un téléphone qui vous appelle après chaque dette renflouée, et donc chaque victoire, pour ajouter un modificateur à votre partie globale ou vous donner un bonus temporaire. Ajoutez à cela le lore, horrifique (mais pas souvent effrayant), et vous en aurez pour votre expérience.



