We going straight to the Far Far West
Petit raz-de-marée de ce début mai, Far Far West du studio lyonnais Evil Raptor (Pumpkin Jack, Akimbot) avec déjà plus de 500k de ventes à l’heure d’écrire cet aperçu, le jeu nous avait déjà tapé dans l’œil bien avant. Avec pas loin de 15/20 heures de jeu passées sur la bêta ouverte et la démo, c’était avec impatience que votre serviteur attendait l’arrivée de l’accès anticipé de ce jeu de Far West complètement déjanté.
On y incarne un cowboy à qui l’on confie des missions pour… gagner de l’or (tout est une question de capitalisme ma p’tite dame). Sauf que l’on n’incarne pas n’importe quel type de cowboy, nous avons ici à faire à des squelettes magiciens qui se battent majoritairement aux flingues. Depuis le hub central, on sélectionne et on upgrade son armement, on sélectionne l’une des missions disponibles, réparties sur 6 environnements distincts (3 au départ, puis 3 autres à débloquer via des quêtes). Chaque carte/mission est construite de la même manière D’un côté, il y a la mission principale qui se réalise en 3 étapes : faire un premier objectif qui consiste souvent à réparer une arme de destruction massive, puis il faut se rendre au second objectif qui est un boss à battre, puis fuir pour atteindre la gare pour revenir en vie au saloon. Ensuite, on trouve 3 activités annexes, qui permettent de gagner de l’or et des jokers (on y reviendra par la suite) et enfin des quêtes propres à la map. Si on est sur un jeu qui se rapproche d’un Deep Rock Galactic, la grande différence avec celui-ci est que les maps sont fixes et seules varient les missions principales et activités annexes. Ce qui fait que les objectifs de cartes seront toujours là, et persistants On trouve ainsi des tombes et des morceaux de disques (pour jouer les musiques aux juke-box en ville), une quête de personnage et une quête secrète permettant de débloquer des jokers.



Au niveau de votre personnage, avant de partir vous devez sélectionner une arme principale et secondaire, ainsi que 3 sorts magiques. Tous ces éléments ont un niveau (ainsi que votre personnage), qui permet de renforcer les armes / débloquer de nouveaux sorts de magie, au fur et à mesure de la progression, mais aussi de débloquer des slots pour y coller des jokers, qui fournissent des effets plus ou moins utiles. Les jokers sont aussi récupérables pendant les missions (mais l’effet n’est valable que pendant la mission elle-même).
L’une des grosses forces du jeu vient de son humour et de la stupidité des situations dans lesquelles on se retrouve. Vous voyez les barils rouges des FPS sur lesquels on tire toujours pour que ça explose. Ici ils ont des jambes et provoquent une énorme explosion nucléaire (très pratique pour signaler à ses camarades de jeu notre emplacement sur la carte). L’une des quêtes d’un personnage consiste à passer son permis de conduire à cheval, avec les slides et les réponses à choix multiples (je rappelle : on est dans un FPS). Vous pouvez ramasser des jokers pour avoir une (forte) chance de faire un bruit de canard quand vous marchez. Et je pourrais continuer longtemps comme ça, mais ça serait vous gâcher la découverte.




Évidemment, cet humour fonctionne parfaitement car le système de jeu qu’il y a derrière est super solide. Les missions sont variées, les patternsDésigne une séquence d'actions ou de mouvements qui se répète. Ex : attaque ou combo ennemi, une série d'événements... des boss sont intéressants, plus on augmente la difficulté, plus de mécaniques de jeu apparaissent pour vous compliquer les choses, que ce soit en mettant de nouveaux types d’ennemis ou des pièges.
Maintenant, il ne reste plus qu’à voir la capacité du jeu à retenir les joueurs. En prenant le parti pris d’avoir des maps fixes et des événements persistants (une fois que vous avez trouvé les 10 tombes d’une carte, plus la peine de les chercher), il ne restera que les missions principales à faire, et qui, en fonction de leur nombre, pourront tourner rapidement en boucle. En l’état actuel, il y a déjà de quoi s’occuper 20-30h avant de commencer à tourner en rond… et ce n’est que le début de l’accès anticipé.




