Quand y’en a marre, y’a Dracamar !

Quand y’en a marre, y’a Dracamar !

Passionné de plateformers 3D depuis tout jeune, je ne peux que me jetter dessus sur chaque essai indépendant de masteriser un genre que Nintendo et seuls quelques rares élus (coucou Astrobot) peuvent vraiment proposer sans avoir peur des critiques. Dracamar, c’est un jeu espagnol signé Petoons Studios. Plutôt habitués à du Work-for-Hire et qui s’essaient ici à quelque chose de très grand public. Mais a quel prix…

Sans originalité aucune ?

Dans un monde où tous les gentils sont devenus méchants à cause d’un savant fou, vous allez devoir les frapper pour les faire résonner. Bon, dit comme ça, forcément j’abuse : mais c’est un peu l’idée. Très coloré, Dracamar vous emmène dans plusieurs (très longs) niveaux qui enchaînent la plateforme et l’utilisation de gadgets en tout genre. Un aimant pour vous envoler vers l’avant ou ouvrir des caisses/tirer des ponts, un ressort pour rebondir, etc. Tout cela est activable d’un coup de gâchette en approchant de l’objet, ce qui est plutôt malin pour la dextérité et la fluidité des mouvements. D’ailleurs globalement, Dracamar est très agréable à jouer. Problème : il y a plein de bugs de collisions.

C’est toujours le souci dans ce genre de jeu : il faut être fin sur les hitboxUne hitbox (littéralement "boîte de collision") est une zone invisible associée à un objet ou un personnage dans un jeu vidéo, qui sert à détecter les collisions ou les impacts., les collisions, le placement des plateformes, et Dracamar a beaucoup de mal avec ça. Il a aussi un certain souci de level design à embranchements qui demandent des allers-retours pas toujours satisfaisants, dans le but de récolter quelques étoiles (l’équivalent de l’argent, pour acheter de nouveaux skins). Il y a aussi des graines (pour une ferme à faire évoluer en dehors des niveaux), des méchants qui lâchent de petites boules violettes (pour ouvrir des passages dans le monde) et bien sûr les pièces principales qui vous permettent de progresser, comme les étoiles dans un Mario 3D finalement.

Dracamar a de beaux atouts pour lui, à commencer par un univers vraiment onirique, mais rien ne sort du lot. Les glissades sont ennuyantes, les combats n’ont aucune saveur, les boss sont soporifiques… On est vraiment sur un cahier des charges validé point par point, sans réelle volonté de se dépasser sur certains aspects. On sent que les développeurs ont voulu bien faire, surtout sur la carte du monde où les activités annexes sont bien présentes… mais l’absence totale de positionnement réel en termes de public rend le jeu parfois trop simple, parfois trop incompréhensible pour un jeune joueur, et à en juger par le nombre de patchs et de changements d’interface de dernière minute avant la sortie (la clé nous ayant été fournie un peu plus tôt), on sent qu’on a affaire à une production plutôt compliquée. Et ça se voit en jeu.

Skywilly
C’est très moyen. Ça fait le job d’un platformer 3D de remplissage pour de petites vacances de jeunes joueurs, mais même là, il y a déjà mieux sur le marché. Plusieurs petits points de gameplayOu « jouabilité » en français, fait référence à la façon dont le joueur interagit avec un jeu vidéo. ne semblent pas si complexes à identifier et à corriger, ce qui rend les soucis peu acceptables. Reste un univers charmant, une volonté de bien faire certes, mais ça ne suffira pas.

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