and Roger, où est-il?

and Roger, où est-il?

Venu tout droit du Japon par la toute petite équipe du studio TearyHand Studio, le jeu est d’abord sorti en juillet 2025 sur PC, puis tout récemment sur console, dont la Switch 2 (avec la prise en charge des contrôles en mode souris, que l’on recommande très chaudement tellement certaines phases de jeu doivent être un enfer au pad). And Roger fait partie de ces jeux dont il va être compliqué de parler. D’une part parce que c’est un jeu principalement basé sur la narration, et d’autre part parce qu’il est très court (comptez environ une heure pour boucler les trois chapitres). On va y suivre la vie de Sofia, qui, un matin au réveil, va trouver un homme dans son salon, qui se trouve ne pas être son père. Ce dernier va forcer Sofia dans un premier temps à manger, puis va vouloir lui faire prendre un médicament avant qu’elle n’arrive à fuir, pour partir à la recherche de son père… Qu’elle trouvera rapidement. Très étrange premier chapitre, qui met clairement mal à l’aise le joueur•se avant de retrouver du réconfort. Et ce sera le même type d’ascenseur émotionnel que proposera le jeu sur les 2 chapitres suivants. D’autant plus, qu’en sortie de second chapitre, on a énormément de mal à faire le lien avec le premier d’un point de vue thématique. C’est seulement à la toute fin du jeu que celui-ci se dévoile, permettant de lier les éléments ensemble. Même si on arrive à le comprendre avant, on reste quand même un peu fâché avec le jeu de nous avoir menés à la baguette sur de fausses émotions, même si la thématique de base reste particulièrement lourde. Pourtant, je ne sais pas dire si la frustration vient d’une maladresse du studio dans sa narration ou si cela vient de ma situation et de mon incapacité à pouvoir comprendre certaines des situations mises en scène, notamment lors du second chapitre qui dénote fortement du premier.

Le jeu se présente sous une forme de BD très évoluée, où les mécaniques de jeu permettent de passer d’une case à une autre, de façon aussi maligne que stylisée. Là où le jeu aide à perdre le joueur, est que certains des puzzles ne s’intègrent ni à l’histoire, ni à la thématique, ni à rien (quand on commence sur un mini-jeu de réglage de niveau sonore typique d’un menu de jeu vidéo, on ne comprend vraiment pas le sens).

Crim
And Roger est une expérience à la fois belle et frustrante. La frustration ne vient pas du tout de la difficulté à réussir les mini-jeux, mais à comprendre le lien entre tous les éléments que propose le jeu, et surtout à se faire balader dans nos émotions, pour finalement assommer quand même nos petits cœurs fragiles.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *