Sovereign tower, mon royaume pour un flirt

Sovereign tower, mon royaume pour un flirt

Après l’incroyable Crown gambit sorti au début de l’été 2025, les frenchies de Wild Wits Games reviennent avec Sovereign Tower, un nouveau jeu se passant dans le même univers et corrigeant l’un des plus gros défauts du jeu : fini le massacre de chevaliers stylisés, ici on les recrute et surtout, on flirte avec eux.

Après une petite introduction qui fait office de tutoriel (où rien n’est vraiment expliqué, mais tout se fait assez naturellement), le régent que l’on incarne se fait tuer par le régicide. Un bon petit siècle plus tard, on incarne la personne qui deviendra le nouveau souverain. Un peu à l’instar d’Arthur qui devient roi en retirant Excalibur d’un rocher, vous réussissez à ouvrir une tour magique, fief du royaume de Bretagne. À partir de ce moment, vous portez votre costume de souverain, à visage caché pour garder votre anonymat, et allez commencer à gouverner. Pour ce faire, tous les matins, vous allez ouvrir des audiences, pour répondre aux requêtes de votre peuple. La résolution se fera soit grâce à votre influence dans l’un des quatre domaines présents (petits peuples, aristocrates, marchands et érudits), soit en dépensant de l’argent (pour reconstruire une grange qui a brûlé, par exemple), soit en envoyant des chevaliers (évidemment toujours au style incroyable) que vous aurez recrutés au sein de votre table ronde.

Pour avoir le maximum de chance de réussir une quête, il faut envoyer le(s) bon(s) chevalier(s). Chaque quête demandera des compétences précises entre la force, l’agilité, la magie, le charisme, la fortune et l’intelligence, mais aussi sur des traits de caractère comme la diplomatie, l’amour pour les animaux ou être un meurtrier (et bien d’autres évidemment). La résolution d’une quête ou non permettra de déclencher de nouveaux événements et ainsi de suite. Avec une progression scénarisée, vous aurez pour chaque acte (au nombre de 3) une requête spéciale qui vous demandera d’atteindre un certain nombre de points d’influence, d’alliances ou de trésorerie pour vous aider dans la confrontation qui s’en suivra (pas d’obligation d’atteindre les chiffres demandés, mais ça aide).

Évidemment, le cœur du jeu se trouve dans la gestion de nos chevaliers (jusqu’à 6, avec la possibilité de les faire tourner) ainsi qu’avec le personnel qui va rejoindre la tour magique, qui s’agrandira au fur et à mesure que l’on gagnera en influence et que l’on réussira à nouer des alliances. Tout cela a pour but de déclencher des dialogues, pour découvrir la personnalité de tout ce beau monde, qui, ne le cachons pas, sont tous d’une extravagance incroyable. Mention spéciale pour Alwena, ancienne chevalière ultra baraquée avec une grosse cicatrice sur le visage, devenue servante et dont le but est de découvrir tous les potins sur vos chevaliers, ce qui permet de découvrir leurs traits de caractère. Ces derniers, partiellement cachés lorsqu’on les recrute, sont primordiaux pour ne pas les envoyer faire des quêtes qui ne leur correspondent pas, au risque de faire échouer la quête ainsi que de diminuer notre relation avec eux (et donc de ne pas avoir la possibilité de flirter avec eux, ce qui donne toujours des dialogues drôles et croustillants). En cas d’échec complet ou de résultat qui ne nous plait pas, une entité dans la tour permet de remonter le temps (avec comme limite l’acte en cours), tout en gardant les connaissances acquises par votre souverain, que cela soit dans la connaissance des traits de caractère de vos chevaliers, que sur les événements qui vont se produire (et pouvant donner lieu à de nouvelles options de dialogues), sachant qu’à un moment, il y aura forcément un coût à payer.

Crim
Encore une fois, Wild Wits Games nous livre un jeu au style incroyable et au gameplayOu « jouabilité » en français, fait référence à la façon dont le joueur interagit avec un jeu vidéo. ultra efficace. Avec tout plein de petites mécaniques, le jeu ne se résume pas uniquement à un visual novel, mais à une vraie gestion de son royaume et de ses chevaliers, pour découvrir le monde farfelu de cette Bretagne médiévale fantastique. Encore un beau jeu d’été.

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