Deadly Days : Roadtrip en terres connues mais zombifiées
Vous reprendrez bien un peu de Survivor ? J’adore ce genre de jeu, du coup je me les coltine tous et j’avoue y prendre un certain plaisir. Néanmoins, ces derniers temps, on voit apparaître de vraies pépites comme Megabonk (dont on ne vous a pas encore parlé sur Game Side Story, mais ça ne saurait tarder) qui font évoluer le concept techniquement… Deadly Days, c’est plutôt dans ses mécaniques qu’il tente de changer les choses. On va voir s’il s’en sort bien. Spoiler : la critique ne sera qu’en preview, car on est sur un Early AccessAccès Anticipé : façon de sortir un jeu "non terminé" mais en devenir, avec une mise à jour régulière. Permet aussi de faire évoluer le jeu en fonction de son public. bien Early, avec une roadmapPlanning de mises à jour de contenu à venir, souvent défini dans le temps. qui fait surtout office de milestonesÉtapes d'avancement importantes dans le planning de développement d'un jeu vidéo. de production.

Vacances en Zombivouacs
Vous êtes ce petit gars en invasion zombie qui décide d’aller d’un point A à un point B de sa grande carte du pays, avec juste pour s’équiper sa voiture et son couteau. Mais la voiture a besoin d’essence et c’est pour ça que vous allez devoir vous arrêter en ville : chacun des arrêts étant l’occasion de se faire une petite tuerie de morts-vivants façon Survivor. On redit vite fait le concept ? On tue des ennemis, qui lâchent de l’XP. Quand vous remplissez votre barre, vous obtenez une amélioration. Sauf que là, c’est un peu différent…
Quand la barre d’XP est pleine, il y a un largage de caisse d’armement et déjà ça change tout (car vous pouvez la rater, la voir envahie d’ennemis, etc. Ce n’est pas automatiquement obtenu). Dans cette caisse, vous aurez trois objets : des armes, des bonus d’armes, mais aussi des « emplacements de sac à dos ». Et c’est là que Deadly Days fait toute la différence : c’est un Survivor qui mélange ses idées avec celles de ces jeux de gestion d’inventaire en cases. Vous obtenez un couteau ? Il prend deux places dans votre sac à dos. Et vous n’avez que deux mains, alors vous ne pourrez transporter que deux armes. Et si c’est une arme à deux mains, eh bien… vous avez compris : c’est de la gestion de bourrinage. Et c’est vraiment super à découvrir.




Les objets peuvent être combinés pour être améliorés : deux couteaux gris font un couteau vert, deux couteaux verts font un couteau bleu, etc. Chaque strate de couleur est évidemment une strate de qualité et voit les statistiques de l’objet s’envoler. Encore très malin : déjà vu ailleurs, mais parfaitement mixé avec le reste.
L’odeur de l’essence
Le but du jeu, c’est de voler un maximum d’essence dans les carcasses de voitures de chaque ville pour en avoir assez afin de faire redémarrer votre van en rade. Une fois la jauge d’essence pleine, il faut revenir à votre véhicule et partir pour le prochain niveau. C’est tendu, cela demande un petit temps d’adaptation si vous jouez à beaucoup de Survivors, car chaque carte est finalement assez temporaire et surtout, elle devient extrêmement frénétique au fil du petit temps, distingué par un passage du jour à la nuit qui veut tout dire de la dangerosité environnante. Les runs sont courts, mais se doivent d’être efficaces.
Sur le terrain, vous obtiendrez aussi quelques objets à utiliser, vous permettant de vous remettre de la vie ou de bénéficier de quelques bonus temporaires, mais vous collecterez aussi de petits écrous. Ceux-ci vous permettent de réparer des objets cassés qui, ensuite, peuvent être ajoutés à votre sac à dos. C’est avec ces objets réparés que vous ferez le plus souvent le plein de combinaisons de couleurs pour améliorer vos objets. Mais entre ça, l’obtention d’emplacements de sac à dos et la gestion des armes de base, vous aurez de quoi faire ! Surtout qu’une petite vingtaine d’objets annexes permettent à vos armes d’être améliorées sur bien des points, pourvu que vous placiez ces bonus de la bonne façon, afin que leur zone d’effet touche tout ou une bonne partie de votre inventaire pour faire effet. Malin, je vous dis.

Un rythme en deça
Le souci de Deadly Days pour l’instant, c’est qu’il est très amusant sur un gros runUne partie intégrale ou une tentative de terminer un jeu vidéo, mais qu’on en fait vite le premier tour. Alors on débloquera de nouveaux personnages, des aptitudes, quelques options d’encyclopédie, de création d’armes, etc. Et évidemment, vous pourrez améliorer vos statistiques définitivement pour un prochain run plus retors. Mais globalement, on est devant un jeu qui est pavé de bonnes idées mais n’arrive pas à renouveler le fun sur de grandes parties. Si vous faites un run de plus de 20 minutes, vous aurez beaucoup de mal à y revenir de suite et malheureusement, c’est un peu le cœur d’intérêt de ce genre de jeu.
Reste qu’avec son pixel grossier mais joli et ses plans de caméras aux angles bien sentis, Deadly Days force le respect. Il est malin, plein de bonne volonté : maintenant, il faut peaufiner !





