Persona Q2: New Cinema Labyrinth
Suite à l’excellent accueil commercial et critique de Persona 5 en 2016, Atlus a lancé le développement d’une suite à Persona Q, un dungeon crawler sur 3DS qui avait lui suivi la sortie de Persona 4. Développé par l’équipe d’Etrian Odyssey, ces spin-off de spin-off reprennent le concept et les mécaniques de la série sus-cité, en y mélangeant l’univers et les personnages des Persona. Des jeux qui se positionnent donc comme un crossover ultime très généreux sur le fan service, puisqu’ils permettent à des personnages d’œuvres et d’univers différents d’interagir ensemble.
Il aura fallu attendre sept longs mois pour voir arriver une localisation occidentale à ce Persona Q2. Un délai assez long dont Atlus n’a pourtant pas profité pour adapter le jeu aux différents pays européens. Il faudra donc s’accommoder d’un doublage japonais (n’en déplaise à certains) et de sous-titres anglais. On retrouve les doubleurs officiels des jeux Persona, qui reprennent leurs rôles dans la plupart des scènes importantes, sans pour autant se retrouver avec un doublage complet, à l’instar de ses aînés. Il n’est par ailleurs plus possible de choisir quels protagonistes suivre au cours de l’aventure ; vous êtes ici cantonnés aux héros de Persona 5. L’histoire en ressort moins éparpillée et approfondit davantage les relations entre les personnages. Personnages qui sont par ailleurs sensiblement différents de leurs homologues originaux, puisqu’ils apparaissent sous une forme plus enfantine. Ce choix de design chibi leur permet de s’intégrer plus facilement à l’échelle des donjons proposés et aide le jeu à se démarquer visuellement.
Dans l’ensemble, le ton du jeu est bien plus léger. Les éléments horrifiques de son prédécesseur ont été revus à la baisse, même si le titre traite toujours de sujets importants comme la mort, la dépression et les soucis de la société moderne. Les fans de longue date de la série se délecteront des interactions entre nouveaux et anciens personnages, et de cette opportunité de retrouver toutes les personnalités marquantes de Persona 3, 4 et 5. Il est par ailleurs préférable (mais pas nécessaire) d’avoir fini les différents Persona de la série principale, ne serait-ce que si vous ne souhaitez pas vous faire divulgâcher la plupart des intrigues des jeux éponymes. Quelques personnages originaux font malgré tout leur apparition, avec un rôle étroitement liés au scénario.
Tous ces éléments forment un ensemble très cohérent, avec une boucle de gameplayOu « jouabilité » en français, fait référence à la façon dont le joueur interagit avec un jeu vidéo. très agréable, presque addictive, et ce même lorsqu’on se heurte aux pics de difficulté que sont les boss. Les nouveaux éléments de jeu sont distillés progressivement, et les phases de combat sont régulièrement entrecoupés de dialogues divertissants. On se plait à y revenir régulièrement, que ce soit pour compléter quelques quêtes annexes ou récolter des objets qui nous serviront à fabriquer des armes et armures plus puissantes. Un format de jeu qui s’adapte très bien à la portabilité de la console, et qui permet aux impatients de Persona 5 The Royal d’avoir leur dose de JRPG, en attendant une sortie en 2020 que l’on espère rapide.












