Strange Antiquities

Strange Antiquities : cosy fantasy lovecraftienne de qualité

Strange Antiquities : cosy fantasy lovecraftienne de qualité

Bienvenue à Undermere, voyageur ! Je vois à votre sac rempli de plantes douteuses que vous êtes déjà passé chez ma consœur herboriste, et je suppose que c’est l’envie d’un antique artefact pour décorer votre vaisselier préféré qui vous a fait passer la porte de mon humble échoppe. Excellent choix ! Je vais juste vous demander un peu de patience, le temps que je le retrouve dans tout le capharnaüm de notre comptoir. Ne vous inquiétez pas, ce ne sera pas plus long que pour vos fleurs (et que cette review que j’ai mis bien trop de temps à écrire, je sais).

Louisvecraft la Brocante

Suite de l’excellent « gestionnaire de jardinerie lovecraftienne » Strange Horticulture sorti en 2022, vous voilà de retour dans la glauque cité d’Undermere pour cette fois prendre possession de la boutique d’antiquités locales. Et là encore, c’est le bordel.

Votre mission si vous l’acceptez, identifier chacun des bibelots présents dans votre boutique à l’aide des quelques documents et gros bouquins qu’a bien voulu vous laisser votre patron parti faire de mystérieuses recherches on ne sait où.

Strange Antiquities

Le principe du jeu est simple : chaque coup de sonnette accueillera un nouveau client venu vous partager sa demande, en terme plus ou moins précis (de « je voudrais une Faveur de Chasseur, la description précise est dans votre livre» à « j’aurais besoin de ce truc dont me parlait mon grand-père, je sais qu’il est bleu et sent le soufre »). A vous de répondre à leur besoin en leur proposant le bon objet que vous aurez reconnu grâce à vos sens (vue, toucher, ouïe, odorat et perception sur l’impression qu’il dégage) et les descriptions dans votre catalogue. Si vous avez réussi, vous obtiendrez alors des pages supplémentaires de description et parfois de nouveaux objets et rebelote.

Bien sûr, certaines demandes sont interprétables et peuvent amener à différentes conclusions suivant l’objet fourni, créant ainsi divers embranchements dans une histoire toujours plus glauque. Maléfices, maladies, disparitions et autres joyeusetés côtoient le train-train quotidien d’un petit bourg sans histoire, réussissant une fois de plus à créer cette ambiance « cosy lovecraftienne » si particulière.  Ceux qui ont joué à Strange Horticulture seront même ravis de retrouver des personnages connus. Une petite dizaine d’heures vous permettra d’atteindre ainsi une des fins possibles (libre à vous de reprendre certaines journées pour essayer d’améliorer le destin de vos malheureux clients).

Celui qui chuchotait dans les étagères

Strange Antiquities garde les bonnes idées de son prédécesseur, comme les énigmes utilisant la carte de la ville pour trouver un lieu précis (trois zones au lieu d’une seule dans le premier opus) et ainsi récupérer de nouveaux objets, la possibilité de ne pas utiliser d’indices (mais ça va être dur, préparez-vous à de nombreux nœuds au cerveau) et le mini-jeu si trop d’erreurs, vous permettant de vous y remettre rapidement sans être trop punitif. Comme dans le premier opus, vous pouvez aussi caresser votre chat, ici nommé Jupiter, sachant qu’une quête le concerne directement (et je n’en dirai pas plus). La boutique est plus développée également avec de nombreuses portes dérobées et caches à débloquer suivant des énigmes, à mon sens toujours bien dosées.

Enfin, on reste visuellement sur une très belle 2D avec une vibe spooky toujours présente, des objets cabalistiques aux visuels détaillés et une bande-son discrète mais qui fait le job. Si vous avez aimé l’ambiance de Dredge, vous ne pourrez qu’adorer !

Avatar
Aldastrige
Au final, Strange Antiquities est une excellente suite à un jeu narratif d’énigmes qui m’avait déjà séduite. Sans révolutionner le système, les développeurs ont réussi à se renouveler tout en gardant la force de l’univers à fois cosy et inquiétant du premier opus. Rien à redire et si une troisième boutique s’ouvre à Undermere dans les prochaines années, je serai plus que ravie d’y revenir !

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *