Yooka-Laylee and the Impossible Lair
Sorti quelques temps après sa découverte à la Gamescom 2019 , Yooka-Laylee and the impossible lair est arrivé dans une période chargée en sorties de jeux indépendants. On a pris le temps de le décortiquer et de vérifier si ce repaire impossible l’était vraiment.
Après un premier jeu très très très inspiré de Banjo-Kazooie , le lézard et la chauve-souris reviennent dans un second titre au style un peu différent. Le plateformerUn genre dont le gameplay principal repose sur aller d'un point A à un point B, entrecoupés de séquences de sauts ou équivalents. 3D, et ses nombreux problèmes de caméra, laisse place à un plateformer en 2D à l’ancienne. Vue de côté, progression de gauche à droite parsemée de trous mortels, d’ennemis sur lesquels sauter et d’objets à ramasser pour les balancer à la tronche des adversaires. La formule est classique, mais du classique qui fonctionne et surtout qu’on n’a plus trop l’habitude de voir à une époque où les metroïdvanias ont le vent en poupe.
La progression entre chaque niveau se fait via une map en vue du dessus faisant office de HUB mais aussi de monde à part entière. Celui-ci regorge en effet de petites énigmes et d’objets cachés permettant de débloquer des tonics (mais j’y reviendrai tout à l’heure). Chaque niveau se termine par la libération d’une abeille, pour un total d’une cinquantaine à récolter (entre les niveaux et le monde général). Chacune de ces abeille sera un élément de protection supplémentaire, faisant office de point de vie, lors de la traversée de l’impossible repaire. Les complétistes auront tendance à vouloir s’équiper au maximum avant d’attaquer ce niveau final, tandis que les speedrunners et autres non-humains tenteront d’affronter celui-ci armé de leur bi… euh… de leur bière et d’un couteau. L’impossible repaire est en effet accessible dès le début du jeu, permettant à chaque joueur de se préparer pour un affrontement à sa hauteur, du moins en théorie. Si la globalité du jeu est assez abordable en termes de difficulté, le repaire est quant à lui diablement punitif, au level design très différent du reste du jeu. Même après avoir ramassé les 200 collectiblesObjet d'inventaire devant être collectionné. des niveaux et la quasi totalité des abeilles, je ne parviens pas à passer les 64% de progression, mais je n’ai pas trop insisté pour être honnête. Si le titre est assez bien équilibré et dépaysant, l’impossible repaire est à l’inverse punitif à outrance. Les collisions approximatives se font sentir, le par-coeur devient obligatoire et l’on est plus proche d’un niveau de mario maker fait par un sadique que d’une construction progressive en difficulté. Après une belle balade d’une 20e d’heure joyeuses et colorées je n’ai pas eu le courage de terminer ce niveau que je laisse à ceux qui aime souffrir.
Si le style de jeu est quelque peu différent du précédent opus, la direction artistique reste quant à elle fidèle à ses origines. On y retrouve les personnages secondaires déjà rencontrés comme Trowser, cet escroc de serpent qui fait genre de porter un pantalon, ou encore le Dr Puzz dont on apprend même quelques infos sur les origines de sa transformation incomplète. La partie scénaristique est bien moins développée que dans le précédent titre, le jeu se focalisant essentiellement sur son gameplayOu « jouabilité » en français, fait référence à la façon dont le joueur interagit avec un jeu vidéo.. L’ambiance est toujours aussi fraiche et colorée et les musiques sont absolument fantastiques (je vous dis ça et pourtant je suis loin d’être très sensible à la musique habituellement). Si vous avez aimé le précédent Yooka-Laylee par son univers vous ne serez pas dépaysé.
Chaque niveau, accessible via un grand livre sur le monde général, est disponible en 2 versions. Une première présentant le niveau classique, et une seconde dont la situation dépendra d’une action à effectuer sur le livre. Jetez une baie de glace sur l’ouvrage pour le transformer en niveau glacé ; inversez la plateforme sous le livre pour le retourner et le niveau sera alors sens dessus dessous, etc. On a toujours la curiosité de ré-explorer chaque livre une fois celui-ci modifié. Et pour rendre l’aventure encore plus originale vous pouvez équiper quelques tonics. Ces petites fioles, à collecter dans le monde principal, puis à débloquer avec des plumes récoltées à travers les niveaux, permettront de booster un peu les capacités de vos héros ou de modifier l’affichage. De l’utile pour des héros qui volent plus longtemps au totalement inutile pour des graphismes Gameboy, le choix est varié allant des effets les plus classes aux plus gerbants.







