Double Dragon Revive, revient, revit, re-vainc et réussit !
Double Dragon Revive nous propose de battre à nouveau le pavé et les malandrins du clan des Shadow Warriors avec les pieds des frères Lee. Se posant comme un énième reboot de la série, qu’est-ce que ce Double Dragon revive nous propose de nouveau ?
On oublie tout, les Gaiden, les Neon, les Battletoads, les jeux de combat et même les 4 épisodes de la série “principale”, ici on fait du passé table en marbre, et on la détruit. Enfin, on garde quand même la trame générale et les personnages, les frères Lee, Marian, et un petit revenant, Ranzo, le ninja qui apparaissait dans la version NES du troisième épisode.
Une ode au pied-bouche
Après une guerre apocalyptique, la civilisation renaît, mais il y a quand même des gangs de gros vilains méchants pas beaux qui veulent dominer ce qui reste du monde. Un de ces gangs, les Shadow Warriors fait des siennes dans le quartier où vivent Billy, Jimmy et Marian, des gens à qui on ne la fait pas, et ni une ni deux ils partent enquêter, avec leurs poings, pour, disons, remonter jusqu’au chef de gang et lui apprendre que quand même la violence, c’est mal… Sur leur chemin, ils vont affronter les ennemis classiques de la série, Abobo, Roper, Linda, etc, et traverser des lieux plutôt variés et finalement assez riches en découvertes et interactions.


On se retrouve face à un beat’em up relativement classique, on avance vers la droite et on tabasse dans la joie et la bonne humeur tout ce que le gang d’en face compte comme hommes de main et nervis, en faisant attention à leurs différentes caractéristiques (bourrin, bouclier, armé, anti saut, etc.) et en pouvant parfois utiliser des éléments du décor pour déclencher des “gimmicks” dévastateurs et plutôt rigolos, comme balancer un ennemi dans une poubelle, un frigo ou d’autres joyeusetés. Par rapport à un jeu comme Streets of Rage 4, par exemple, on peut envoyer les coups vers la profondeur, ce qui est un peu déstabilisant tant l’habitude des jeux de combat du style en 2D est ancrée. Figurez-vous qu’on peut enfin taper en diagonale (mais aussi se faire taper en diagonale), c’est fou ça !

Pour varier les plaisirs, trois types d’attaque sont à notre disposition, permettant des petits combos assez basiques, mais on a aussi une garde et une esquive, et vu le nombre d’ennemis qui sont parfois à l’écran, ce n’est pas du luxe. Près de la barre de vie, deux compteurs se chargent au fur et à mesure des bourre-pifs assénés et permettent de lancer une super attaque relativement dévastatrice afin de vider une partie de l’écran ou de la barre de vie des adversaires les plus retors. Bien entendu, on pourra aussi utiliser les diverses armes laissées par nos adversaires pour leur retourner la politesse et la clavicule.
Baston et Dragons
Taper sur des méchants, c’est rigolo en soi, mais ici, il faut aussi le faire avec discernement. J’ai déjà parlé des gimmicks qui permettent de se débarrasser des ennemis en les envoyant dans le décor, mais il faut aussi compter sur leur super coups et leurs moments de faiblesse. On a évidemment des grouillots idiots qui ne sont sur l’écran que pour vaguement taper une fois de temps en temps et faire monter le compteur de combo, mais certains ennemis plus puissants ne sont pas à prendre à la légère. Coups imparables, super attaques à esquiver, il faut garder un œil sur eux tout en étant dans la mêlée, et les frapper au bon moment (quand ils clignotent en bleu) pour leur faire de gros dégâts et charger le score et la barre de super (et surtout éviter de faire descendre notre barre de vie, on n’a qu’une vie par niveau, et ça remonte pas facilement), et continuer le tabassage.




Un système de jeu finalement plus subtil qu’il n’en a l’air, mais qu’en est-il de l’enrobage ? Graphiquement on n’est pas sur un jeu qui va nous faire sortir les yeux des orbites, mais c’est fluide, bien animé et du coup relativement peu gourmand, malgré le nombre d’ennemis parfois assez élevé à l’écran. Les niveaux sont entrecoupés de cutscenes de style animé plutôt rébarbatives bien qu’assez jolies, mais elles cassent un peu le rythme du jeu lors des premières parties. Cette histoire est plutôt classique mais évite le fameux cliché de la demoiselle en détresse (puisque Marion fait partie des personnages jouables). Les musiques sont des remix plutôt réussis des thèmes des premiers Double Dragon, un hommage sympathique.
Double Dragon Revive-t-il la flamme ?
Bah, j’ai bien aimé finalement. Le jeu est dynamique, assez généreux, fun, et, bien que court, on y retourne facilement pour une partie d’un niveau qui nous plaît ou pour faire monter le score. Il manque un peu de contenu qui ferait revenir pour de nouvelles choses, mais en tant que jeu de bagarre de rue il est très satisfaisant. Les décors sont jolis, les combats sont dynamiques, les ennemis variés, il y a du juggle, des coups spéciaux, il faut appliquer un peu de stratégie tout en profitant d’une bonne musique et d’effets sonores percutants, non, vraiment c’est pas mal du tout pour un jeu Double Dragon, une série qui nous avait habitués à des jeux un peu moyens, ici on revient à la base, et ça fait plaisir. Il est peut-être un peu cher quand même…








