Rune Ark

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Avec une combinaison de gameplayOu « jouabilité » en français, fait référence à la façon dont le joueur interagit avec un jeu vidéo. match-3, de dungeon crawler et de Visual Novel comprenant des choix impactant l’aventure, Rune Ark proposait une expérience alléchante sur le papier. Dans sa réalisation cependant, c’est une tout autre paire de manches…

Dans le royaume de cet univers de dark fantasy, tout paraît bien sombre. Des rumeurs de révolution montent, des monstres étranges semblent errer dans des souterrains oubliés… Bref, l’apocalypse semble proche. Vous incarnez Erland, fils du garde royal Tharion, alors qu’un attentat contre la reine est en cours. Dès ces premières minutes, vos choix influencent fortement la suite des événements. 

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T’es pas le seul mec… Du moins pour la première partie de ta tirade

En théorie, c’est une excellente idée. Dans les faits, et c’est là le plus gros problème de Rune Ark, il faut bien avouer qu’on n’y comprend pas grand-chose. On va y revenir, mais entre le manque d’informations données au joueur, l’UI horrible et les bugs, il est difficile de s’y retrouver. 

Dès le tutoriel, alors que l’on peine encore à saisir ce qu’il se passe, on est noyé sous des tonnes de texte pas particulièrement bien écrit. Pourtant, des choix en apparence anodins vont affecter drastiquement la suite… Sans que l’on puisse les anticiper ni même les comprendre. 

Après un rapide apprentissage du combat – ou non d’ailleurs selon ses choix de dialogue – on se retrouve donc complètement perdu, sans indications sur la marche à suivre. Le menu paraît bien avoir un onglet pour les quêtes, mais il ne s’est jamais rempli lors de mes parties. Une fois lâché en ville, on clique donc sur tout ce qui est interactif au petit bonheur la chance. On trouvera ainsi une taverne dans laquelle recruter des mercenaires (bien que je n’ai pas saisi l’intérêt), un forgeron pour acheter de l’équipement, et surtout, un donjon de plusieurs étages sous la ville. C’est a priori le cœur du jeu. Il faut trouver le boss de fin de chaque étage pour progresser. 

Pire, renforçant encore plus la sensation d’être perdu, certains scripts ne se déclenchent pas correctement, donnant lieu à des dialogues de PNJPersonnage non-joueur / Personnage non jouable avec lequel on peut interagir. En anglais : NPC - Non Playable Character parfois incohérents. Difficile dans ces conditions de progresser sereinement. 

Heureusement, le gameplay des combats s’en sort mieux. Rune Ark propose du match-3 classique, mais efficace : les attaques physiques se déclenchent en reliant des chaînes de 3 runes ou plus d’une même couleur, tandis que le mana ainsi généré sert à lancer des sorts. Chaque ennemi possède des résistances et faiblesses spécifiques, allant du doublement des dégâts jusqu’au soin, apportant une certaine profondeur stratégique. Il peut par exemple être pertinent de soigner volontairement son adversaire pour préparer une chaîne de dégâts plus importante au tour suivant. 

La puissance des attaques dépend de vos statistiques, améliorables via l’équipement. On peut l’acheter chez le forgeron, le récupérer sur des ennemis, ou théoriquement le crafter… même si ce n’est jamais expliqué et que je n’ai pas trouvé comment faire. 

Ce manque criant d’informations se retrouve partout dans Rune Ark. L’interface est mal fichue, les comparaisons d’équipement fastidieuses et le jeu semble totalement allergique à l’idée de tooltips… 

Même en combat, on nous donne qu’une partie des informations. Une petite ligne seulement indiquant les dégâts initiaux de nos attaques ainsi que ceux absorbés par l’armure ennemie. Libre à vous de faire le calcul si vous voulez savoir le nombre de dégâts subi par celui-ci. Et aucune donnée ne vous sera fournie sur les attaques adverses et votre défense. 

Autre point frustrant : les animations d’attaques. Si elles sont plutôt jolies, elles se déclenchent avec un léger décalage et doivent se terminer avant de pouvoir lancer le coup suivant. En plus d’être rapidement agaçant, ça vient casser le rythme de l’action, prolongeant ainsi artificiellement la durée des affrontements. 

Visuellement, Rune Ark est dans l’ensemble plutôt agréable avec de jolies illustrations. Bien que certaines expressions faciales très exagérées donnent parfois un côté un peu caricatural au tout. 

Au final, on a fortement l’impression de se trouver face à un accès anticipé. Les bases sont là et l’idée initiale est intéressante, mais l’ensemble manque énormément de finition. Pour preuve, même les succès sont buggés et se déclenchent au mauvais moment…

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CactusSinger
Si Rune Ark était sorti en accès anticipé, je vous aurais tout de même recommandé d’attendre plusieurs mises à jour. En tant que version 1.0 en revanche, le niveau de finition proposé est bien trop préoccupant. L’interface mal pensée, le manque d’informations et de clarté, des dialogues pas particulièrement engageants et les bugs rendent l’expérience assez frustrante. Dommage pour un titre qui laisse entrevoir un joli potentiel.
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