NORSE: Oath of Blood

NORSE: Oath of Blood, un tacticals à réserver aux amateurs de Vikings

NORSE: Oath of Blood, un tacticals à réserver aux amateurs de Vikings

Un tactical au tour par tour mêlant gestion de colonie et combats dans un univers viking sur fond de vengeance : voilà la promesse de NORSE: Oath of Blood. Sur le papier, difficile de ne pas être séduit.

Le jeu s’ouvre sur un scénario très classique des RPG. Alors qu’ils s’entraînent à l’extérieur de leur village, Gunnar et sa sœur assistent impuissants à sa destruction, mis à feu et à sang. Leur père, le Jarl Gripr, est trahi et assassiné, leur mère enlevée. Contraint de fuir pour survivre, Gunnar jure vengeance contre le traître Steinarr. Pour espérer l’affronter, il devra d’abord se renforcer. Son oncle, lui aussi Jarl, lui confie alors une terre hostile, peuplée de brigands et de clans sauvages. À lui d’y fonder une colonie et de lever une armée digne de ce nom afin d’obtenir son aide pour mettre à exécution sa vengeance, sauver sa mère et reprendre ce qui lui appartient.

Le récit reste convenu et sert surtout de prétexte à la progression. On apprécie toutefois l’ancrage dans la culture nordique et l’usage d’un vocabulaire spécifique, même si celui-ci manque parfois de clarté. Un glossaire ou des tooltips auraient clairement aidé à s’y retrouver.

Le gameplayOu « jouabilité » en français, fait référence à la façon dont le joueur interagit avec un jeu vidéo. s’articule autour de deux axes : la gestion de colonie et les combats tactiques.

NORSE: Oath of Blood
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Côté gestion, l’ensemble reste assez superficiel. On construit des bâtiments à partir de ressources récoltées en mission, produites par certains métiers ou obtenues via le troc avec les villages voisins. Les constructions prennent plusieurs tours de jeu pour être complétées, et les tours s’accompagnent d’événements narratifs donnant accès à de nouvelles missions ainsi qu’à quelques infos et anecdotes sur ce qu’il se passe dans notre village. Améliorer certains bâtiments va permettre de fabriquer de l’équipement plus puissant pour ses combattants ou encore permettre de recueillir un nombre de guerriers plus élevé. Dans les faits, ce n’est pas vraiment utile, vu qu’il est tout à fait possible d’envoyer tout le temps la même équipe sur le terrain au vu de la faible difficulté. Si ces systèmes fonctionnent, ils manquent d’impact réel.

Les missions, elles, se déroulent sur de petites cartes avec un ou deux objectifs simples à accomplir, généralement orientés combat. L’exploration y est très limitée : peu de chemins alternatifs, quelques ressources à récupérer, des soins entre deux escarmouches et des bonus environnementaux rarement bien cachés.

Mais attaquons-nous au cœur du jeu, les combats tactiques au tour par tour. Ceux-ci sont très classiques et ne surprendront pas les habitués du genre. Un système de points d’action utilisés à la fois pour les déplacements et les actions, bien qu’il soit possible d’obtenir des points de déplacement supplémentaires via l’équipement. On y trouve plusieurs classes de personnages possédant des armes et compétences distinctes, un système d’armure et d’attaques pénétrantes ou brise armures. On a aussi la possibilité de déployer ses troupes en début de combat, mais ça ne sert quasiment jamais vu le manque de choix proposé.

Rien de révolutionnaire donc, mais des bases solides. Le problème vient surtout de l’équilibrage. La possibilité de récupérer tous ses points d’action après une exécution par coup critique casse rapidement l’équilibrage, d’autant plus que l’intelligence artificielle peine à suivre. Certains ennemis restent passifs, attendant que vous approchiez, alors que vous êtes en train de les éliminer un à un grâce à vos archers… Permettant ainsi de remporter des affrontements sans réelle prise de risque.

Sur le plan technique, le constat est plus préoccupant. Bien qu’il ait ses moments de gloire, NORSE: Oath of Blood n’est pas particulièrement impressionnant visuellement, et l’ensemble souffre de nombreux problèmes : textures qui apparaissent tardivement, aliasing marqué, chutes de framerate, notamment lors des déplacements de caméra en combat.
Mais ce sont surtout les bugs qui risquent le plus d’agacer. Crashes de plus en plus fréquents à mesure que l’on progresse, écrans noirs, ennemis invisibles, interface défaillante… Comme la description de la capacité spéciale d’un objet qui change à chaque fois que l’on passe la souris dessus. Difficile de faire son shopping sereinement dans ces conditions. Certains bugs deviennent même involontairement comiques, par exemple votre personnage qui parfois semble oublier de venir avec ses cheveux dans certaines cinématiques…

Les soucis d’interface, en plus de ceux déjà mentionnés, n’arrangent rien. Peu lisible et mal pensée, elle manque cruellement de filtres, de raccourcis et tooltips. Naviguer entre les menus devient rapidement fastidieux quand on veut trouver ou comparer des informations pertinentes, quand ce ne sont pas les choix de design aberrants, comme devoir scroller à l’intérieur d’une toute petite fenêtre pour voir les stats d’un objet ou le fait que personne ne s’est dit que ce n’était peut-être pas l’idée du siècle de laisser en blanc la couleur de tous les indicateurs au sol dans les niveaux enneigés… Si en plus le pathfinding est aux fraises…

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CactusSinger
Au final, NORSE: Oath of Blood possède une base intéressante et un univers qui saura séduire les amateurs d’univers nordique, pour peu que vous puissiez passer outres quelques bugs agaçants. Mais entre un manque de profondeur, un équilibrage bancal et de nombreux problèmes techniques, difficile de le recommander face à une concurrence particulièrement solide dans le genre.
NORSE: Oath of Blood

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