GAMESCOM 2026 – Crazy Taxi World Tour ne prend aucun virage

GAMESCOM 2026 – Crazy Taxi World Tour ne prend aucun virage

Probablement une icône de son époque, Crazy Taxi fait partie des quelques licences que SEGA ressort du placard pour leur donner un petit coup de neuf. Sous-titrée World Tour, cette version devrait inscrire la licence dans un jeu bien plus complet, loin de l’expérience arcade originelle.

Millions Miles Away

Bon, je pense que vous connaissez tous Crazy Taxi, un gameplayOu « jouabilité » en français, fait référence à la façon dont le joueur interagit avec un jeu vidéo. d’une simplicité débordante : Vous êtes un taxi et vous devez amener les gens d’un point A à un point B le plus vite possible, en étant un fou furieux du bitume car vous n’avez pas beaucoup de temps (et chaque livraison réussie vous rajoute des secondes au timer). World Tour veut ancrer ce gameplay dans une boucle plus grande, où les courses de taxi sont une activité parmi tant d’autres sur une carte ouverte (petite mais dense). La prise d’un client sur le trottoir déclenche automatiquement le timer et donc vous fait rentrer dans le core-gameplay. Il faut faire le plus de livraisons possible, et une fois le timer à 0, vous revenez en mode « open world ».

Il est difficile de se tromper sur le gameplay de Crazy Taxi, on garde les mêmes sensations de vitesse, très arcade, avec quelques ajouts différents de l’expérience originale comme les drifts ou les micro-boosts, mais on reste quand même dans un terrain connu et au fun immédiat… mais au bout de mes 30 minutes de gameplay, aussi fun furent-elles, j’avais l’impression d’avoir déjà fait le tour. Pour l’occasion, on était sur la carte allemande (parce qu’on est à Cologne, vous l’avez), et même si celle-ci comportait plusieurs activités annexes (notamment celle de catapulter un mec en wingsuit en faisant un coup de frein puissant) et quelques collectiblesObjet d'inventaire devant être collectionné., il me semble presque impossible de réussir à garder un fun constant sur de grandes sessions.

Beaucoup de questions restent encore en suspens, que ce soit sur le contenu comme sur le prix (ne vendez pas ça 50€ par pitié). Crazy Taxy World Tour est à l’image d’un jeu apéro, qu’on grignote par-ci par-là quand on a un peu de temps et un cerveau qui a besoin de se détendre. Mais pour ça, il faut donner envie de relancer et il est compliqué d’estimer si le renouvellement des terrains de jeux sera consistant. Je rajouterai aussi que je trouve le jeu particulièrement laid, et je pense sincèrement que les développeurs auraient dû jouer à fond la carte Y2K, soit avec du low poly assumé, soit avec un cel-shading stylé (un peu comme un Denshattack). Résultat, on a un jeu qui, visuellement, n’est pas très Crazy.

H0wler
C’est indéniable, après toutes ces années, Crazy Taxi est toujours un gameplay au fun immédiat, il va simplement falloir que Sega arrive à sortir son jeu de sa boucle « salle d’arcade » et à le rendre cohérent dans une formule de jeu complet. En attendant, le truc le plus crazy qu’on a vu dans cette preview, c’est la bande-son de The Offspring, et elle a 30 ans.

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