The Merlies, les oiseaux retournent au nid.

The Merlies, les oiseaux retournent au nid.

On sait qu’avec les productions signées par Arte, on va avoir droit à un jeu qui sort de l’ordinaire (pas toujours de beaucoup) avec toujours pour ambition de montrer différents pans de la culture, allant de la techno allemande (Vectronom) à l’inceste subi par bien trop d’enfants (Wednesday) en passant par un mec qui se perd dans son appartement (Looking for Fael). Après Californium et Homo Machina avec Arte, place à une colonie de petits oiseaux qui vont devoir reconstruire leur nid.

Située plusieurs années après une catastrophe, qui a, a priori, fait disparaitre l’espèce humaine, une colonie de petits Merlies (des petits oiseaux qui ressemblent à des merles, avec des chapeaux rouges, comme David le gnome) vivant sous terre se retrouve à la surface suite à un violent orage. Surprise, la surface est habitable (et on le découvrira plus tard, habitée par d’autres Merlies) et pleine de ressources. Du coup, la petite poignée de Merlies que l’on contrôle décide de construire un nouveau nid. Problème, la colonie a été éparpillée un peu partout suite à l’orage et il faudra qu’un petit groupe d’explorateurs parte à la recherche des membres disparus. Plus on trouve de Merlies, plus le nid se développe et plus on a accès à de nouvelles fonctionnalités.

Pour faire grandir le nid, en plus de trouver des Merlies, il faudra aussi leur trouver une maison (une cafetière, une botte trouée, un pot de fleur, etc.). Certains Merlies auront une fonction unique au nid (les cuisiniers par exemple) alors que d’autres (4 au total) viendront renforcer l’équipe d’exploration (un Merlies capable de nager sous l’eau par exemple) pour pouvoir aller plus loin dans l’exploration, qui prend la forme d’un metroidvania très light.

Dit comme ça, sur le papier, ça a l’air génial : exploration, management de ville light, puzzle, bonne ambiance. Hélas, le jeu souffre de beaucoup de problèmes. On est face à un jeu qui n’a clairement pas su prendre une direction et dont il a fallu faire des coupes sévères pour être en capacité de sortir, quitte à laisser des incohérences dedans. Une fois les postes de cuisine débloqués, vous allez pouvoir faire un plat pour chacun de vos Merlies. Si on trouve la bonne recette, on gagne un quart de cœur. Au bout de 4 quarts de cœur, on a une vie supplémentaire, vie qui ne sert absolument à rien puisqu’au moindre choc contre des ronces ou de l’eau polluée, votre Merlie meurt. De même, dans le nid, on peut aider des Merlies via un mini QTE, qui permet de faire grimper une jauge de bonheur du nid, encore une fois sans aucune conséquence sur le jeu. Bref, si on a des actions qui n’apportent rien au titre, elles permettent de s’occuper un petit peu dans le nid, donc, pourquoi pas. Là où le jeu pêche vraiment, c’est sur son onboarding, qui est maladroit. La première fois qu’on nous demande de ramasser un objet (qui fait office de maison pour un Merlie) en splittant notre groupe de Merlies, on ne saisit pas vraiment ce qu’il faut faire. On peut parler à un gros panneau qui nous dit de faire demi-tour car nous n’avons pas assez de Merlies pour réaliser une action, alors qu’il faut continuer tout droit (pour rapidement monter) et poursuivre le jeu. J’ai eu la malchance de tomber sur un bug bloquant (qui a été corrigé depuis), il m’a fallu une heure pour comprendre que je faisais bien l’action qu’il fallait et que le jeu était bugué, alors que j’étais persuadé qu’il me manquait quelque chose au vu de toutes mes prises de tête sur le jeu par son manque d’explications claires.

Crim
The Merlies n’est pas foncièrement un mauvais jeu. Il aurait gagné à être bien plus simplifié pour s’adapter aux plus petits, notamment parce que l’histoire est narrée sous la forme d’une comptine pour petit, et cet aspect fonctionne super bien. L’univers est très chouette, les Merlies sont adorables, et le jeu passe un joli message de préservation et d’entraide.

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