Stunfest 2026, Je t’aime galette-saucisse.

En ce week-end du 23 au 25 octobre 2026, le Stunfest a repris ses quartiers au 360, à Rennes, pour la deuxième fois, en face du Liberté qui l’a accueilli plusieurs années auparavant. Un changement de décor et d’échelle qui n’a cependant aucunement nui à la fréquentation et aux activités proposées. Le lieu était certes moins ouvert que la salle multi-usages, mais la multitude de pièces et d’espaces différent ont permis à l’évènement de se dérouler dans un cadre agréable, limite feutré, dans un bâtiment presque labyrinthique où chaque porte cachait un trésor (et parfois un monstre). Ce qui, pour un festival de jeu vidéo, est plutôt raccord.

Vous entrez dans le bâtiment, à gauche un escalier descend vers les profondeurs d’où s’échappent de la musique, une vague odeur de bière et de viande grillée, en face de vous un grand hall. Où allez vous ?
Grand Hall
Vous êtes dans un espace d’accueil, à gauche un magasin d’équipements où des tee-shirts, pulls et autres objets de merchandising si beaux et si doux vous sont proposés. Au fond à gauche un escalier monte dans les étages, à droite un escalier monte vers l’auditorium et un autre escalier descend vers une salle d’où s’échappe de la musique. Où allez vous ?
Escalier qui descend.
En allant vers l’escalier une salle à droite attire votre attention, vous y voyez des reliques d’un temps passé, une salle d’exposition montrant divers anciens artefacts, comme une borne à quatre joueurs d’un jeu snake, un PC montrant The Incredible Machine ou le jeu « Cordialement ».




Vous avancez vers la salle d’où s’échappe une cacophonie, pour entrer dans le monde des jeux musicaux. Dans cette salle sont présents plusieurs jeux de rythme, comme Dance Revolution, Pop’n Music, Taiko no Tatsujin et aussi Trombone Champ mais qui peut se joueur avec un contrôleur en forme de trombone, fabriqué spécifiquement pour. Une fois la salle visitée, et les jeux essayés (vous perdez 3 points d’endurance) vous retournez au Hall et décidez de la prochaine destination.


Auditorium
Pendant le week-end se succéderont plusieurs conférences, jeux, concerts et enregistrements de podcasts dans cette salle, où les fauteuils confortables vous permettront de récupérer un peu (vous récupérez 3 points d’endurance). J’ai pu ici assister à la table ronde des 20 ans de Silence on Joue, et l’enregistrement d’un épisode, un concert et quelques jeux, et évidemment à la remise des prix des jeux indépendants, dont voici le palmarès :
Indicollective meilleur stand : Randomice
Jury Jeunes : Randomice
Vote du public : Ambroise Niflette et la cloche paumée
Prix Espoir : Yurei
Grand Prix : Beware of the Cartographer
Retour au Hall d’entrée ensuite.



Escalier qui monte à gauche
Au premier étage, se trouvent les salles réservées aux jeux indépendants. J’ai déjà mentionné la grande place prise par ces jeux vidéo, les salles en question n’ont jamais désempli durant les trois jours de l’évènement, pour le plus grand plaisir des développeurs venus confronter parfois leur premier jeu à un public varié. Trente neuf jeux étaient en compétition, je n’ai malheureusement pu en tester qu’une vingtaine, et papoté avec les vaillants développeurs dans une ambiance géniale à la créativité débordante.









Monter au deuxième étage
Au deuxième étage, un couloir à gauche et un couloir à droite.
Couloir de droite.
Le couloir se scinde en deux, à gauche une ambiance studieuse, à droite, une ambiance plus festive.
Aller à gauche.
Dans une petite pièce, trois écrans affichent des moments de jeu vidéo, accompagnés d’une tablette explicative. Un joueur et un coach discutent. Il s’agit d’un atelier d’initiation au Speedrun, où les visiteurs peuvent tenter d’appliquer des techniques dans Tomb Raider II, Uncharted et Stray, pour se rendre compte à quel point le speedrun est une discipline difficile et où il faut répéter les actions sans cesse pour réussir à casser le jeu et passer outre les niveaux. Les curieux et les testeurs se succèdent joyeusement.
Revenir au couloir et aller à droite cette fois-ci
Trois grandes salles remplies de consoles et de bornes d’arcade représentent la zone « freeplay » où les visiteurs peuvent s’affronter sur divers jeux multijoueur, comme Mario Kart, Street Fighter et consorts et le désormais indispensable Bomberman à 10. Avoir séparé les zones freeplay de jeux de rythme et de jeux moins sonores est une excellente idée.
Retourner à l’escalier et aller à gauche
dans ce couloir, au fond, une pièce d’où on entend une conversation calme, à gauche une salle où la tension est palpable.
Aller au fond du couloir
Dans cette grande pièce se trouve la deuxième salle de conférence où ce sont succédées des tables rondes sur des sujets divers en lien avec le jeu vidéo présentés par des intervenants talentueux, sur par exemple, la crise qui traverse le jeu vidéo en ce moment, l’histoire de la musique de jeu (et des jeux musicaux), ce qui fait refuge dans le jeu, la préservation des jeux en ligne, ou encore sur le procès Ubisoft et le masculinisme. La salle était malheureusement un peu petite et victime de son succès, il faudra peut-être prévoir plus grand pour la prochaine (-5 points d’endurance).

Aller à la pièce restante de l’étage.
Dans cette dernière salle se déroulent des affrontements et concours en mode king of the hill d’un côté où le gagnant affronte un nouvel adversaire sur le jeu de son choix (dans une liste pré-établie), un concours de speedrun sur The Legend of Zelda A Link To The Past, ainsi qu’un tournoi de Geoguessr.

Redescendre à l’accueil
Descendre l’escalier de gauche.
Un petit couloir, à droite un espace ouvert avec fauteuils, et plusieurs écrans, et à gauche l’odeur de galette saucisse devient plus forte.
Aller à droite.
Dans l’espace information jeunesse, plusieurs activités ont été proposées pendant le week-end. Un stand sur l’histoire de la demoscene était accessible, tout d’abord en entrant. Les démos se sont des sortes de vidéos jouées par les ordinateurs en temps réel, souvent psychédéliques, mais faisant ressortir une puissance graphique et sonore souvent insoupçonnées dans les micros de l’époque (Atari, Amiga, etc.), une communauté toujours active, depuis plus de 40 ans. Un peu plus loin une ligne de simulateurs de conduite permettant de jouer à Sega GT, et un peu plus loin une autre ligne d’ordinateurs et de consoles rétro proposant des jeux anciens en accès libre. Dans cet espace furent aussi organisés des animations de blind test et deaf test, à la difficulté variée mais rencontrant toujours un certain succès. On pouvait aussi voir et participer au podcast « entre deux games » dans une pièce isolée.
Retour au couloir
Suivre l’odeur de galette saucisse.

Pour finir ce jeu de piste, la salle de concert s’ouvre devant vous. Une grande salle obscure où se succèdent les speedruns en journée et les concerts le soir. C’est aussi ici que se trouvent le bar et le stand de galette-saucisse tant attendu. Une fois la boisson et la nourriture en main, pourquoi ne pas s’affaler dans un transat en regardant les joueurs finir le plus vite possible SLy Raccoon, ou Castlevania Legacy of Darkness, et rester pour écouter Cyanide Dansen ou Almond Butyl ? (vous récupérez tous vos points d’endurance et de moral)





