Casebook 1899 – The Leipzig Murders, laissez la Criminal Polizei faire son travail.
Le moins qu’on puisse dire avec le Point & ClickSous genre du jeu d'aventure graphique popularisé dans les années 80s/90s, généralement contrôlé à la souris. cette année, c’est qu’on voyage. Cette fois-ci, direction l’Allemagne, et plus précisément la ville de Leipzig au XIXe siècle. Il faut aussi croire que c’est aussi un pays à l’honneur pour les détectives, après le très sympa Inspector Schimdt. Sûrement l’héritage de ce bon vieux Inspecteur Derrick (et Rex).

Mais dans Casebook 1899 – The Leipzig Murders, c’est l’inspecteur Joseph Kreiser que vous incarnez. Celui-ci venant narrer ses investigations après chaque enquête à Miss Faber, une dame âgée devenue aveugle, pour lui faire passer le temps. Bien que cela n’ait malheureusement pas d’incidence dans le gameplayOu « jouabilité » en français, fait référence à la façon dont le joueur interagit avec un jeu vidéo., on a le droit lors de ces phases à un effet visuel plutôt intéressant. L’écran est en effet noir et n’affiche que momentanément les contours des objets lorsque ceux-ci émettent un son, comme les pas ou la voix d’une personne, ou bien la rocking chair de miss Faber.
Dans les flashbacks cependant, et donc le cœur du jeu, vous verrez bel et bien votre environnement en couleurs et en pixels. À ce niveau, sans atteindre les cadors du genre, Casebook 1899 – The Leipzig Murders s’en sort honorablement, se permettant même parfois quelques superbes écrans très détaillés. Certains portraits sont cependant assez moyens, avec des expressions de visage pas forcément très réussies.
Vos enquêtes commencent par l’arrivée du procureur Gustav Möbius venant vous briefer sur la situation et le ou les premiers endroits à visiter pour commencer l’investigation. Mais Gustav vous suit également lors des enquêtes en tant que sidekick. Il sert notamment d’aide en jeu en vous donnant des indices si vous en avez besoin, et permet de savoir si vous avez accompli tout ce qui était possible dans une zone. C’est par ailleurs lui qui, dans la diégèse du jeu, vous permet d’afficher les points d’intérêt d’une pression d’une touche.


Le titre d’Homo Narrans Studio est découpé en plusieurs affaires de meurtres, un peu comme les excellents Lamplight City de Grundislav Game et Sherlock Holmes Crimes and Punishements. Vous visiterez, en plus de la scène de crime, plusieurs lieux qui seront débloqués en fonction de vos découvertes, et interrogerez divers témoins et suspects. Comme tout bon détective qui se respecte, vous serez équipé de l’indispensable carnet de notes dans lequel les indices seront notés. Il sera alors possible d’en combiner deux pour former une idée, comme un nouvel indice, un mobile ou encore une déduction.

On retrouve en effet un genre de tableau de déduction similaire à ceux proposés par la série récente des Sherlock Holmes de Frogwares. Vous devrez choisir entre deux possibilités pour chaque déduction, ainsi, la somme de ces choix créera un chemin spécifique vous amenant à une conclusion. Bien évidemment, plusieurs conclusions sont possibles pour chaque enquête et c’est vous qui déciderez qui est le coupable. De fait, il est d’ailleurs possible d’arriver à des conclusions un peu trop rapides si on ne creuse pas un peu plus l’affaire. Mais le jeu ne vous donne pas réellement de feedbackRetour d'expérience sur votre décision. Du moins pas complètement. Pour une raison difficilement explicable sans spoiler, l’impact de la résolution des enquêtes est en fait explicité, mais fortement amoindri par une décision de narration. Un choix qui ne sera peut-être pas du goût de tous, mais qui ne vient tout de même pas non plus gâcher l’expérience.

Casebook 1899 – The Leipzig Murders est un Point & Click au gameplay classique. On notera tout de même la très bonne idée d’avoir de base intégré l’utilisation de la molette en accès rapide. Un coup vers le haut pour ouvrir l’inventaire, alors qu’un coup vers le bas permet d’ouvrir le carnet. Ça rend le tout très agréable, et le fait que ce soit intégré nativement permet de ne pas avoir à le mettre en place manuellement grâce au logiciel XMouse Button.
Le titre est également intégralement doublé en allemand, la seule langue audio disponible. À noter que seuls les dialogues sont doublés, les pensées de notre détective, lorsque l’on examine un objet par exemple, ne le sont pas. On ne trouvera pas non plus de sous-titres français, il faudra donc être à l’aise avec l’anglais, néanmoins assez simple. Par contre, un joli travail a été effectué sur le son environnant, et on apprécie les petits détails comme les bruits des pas sur la neige fraîche qui ajoutent au charme et à l’immersion.


Finissons par un mot sur les énigmes, celles-ci ont un bon compromis de difficulté, ni trop faciles, ni trop difficiles pour vraiment vous bloquer, d’autant que le procureur est là pour vous aider. Néanmoins, la difficulté augmente d’un bon cran au chapitre final avec un ou deux puzzles plutôt complexes.





