Helldivers avec des pizzas et sans talent ? C’est Pizza Bandit !
Dans Pizza Bandit, vous jouez un ancien tueur façon soldat cyberpunk qui se reconvertit en pizzaïolo. Pour une raison scénaristique consternante, notre héros revient à la charge et va parcourir l’espace-temps pour cuire des pizzas, trouver les bons aliments et tuer des aliens à la chaîne. Ça n’a. Aucun. Foutu. Sens.
Tacos Escroc
Imaginez Helldivers 2. Oui, je sais, ça commence mal, mais imaginez quand même. Vous jouez votre pizzaïolo armé jusqu’aux dents qui va se lancer dans des missions à répétition pour tuer des aliens venant se téléporter dans votre zone. L’objectif ? Cela dépend du niveau. Peut-être, allez-vous devoir récolter des lapins morts ou tuer des cerfs pour cuire de la viande et nourrir un docteur qui s’apprête à terminer sa mission. À moins que vous ne deviez préparer des pizzas et charger des transporteurs avec les bons aliments, les bonnes boissons et quelques balles de fusil. Ou alors suffit-il de créer des sushis aux concombres, au thon ou au fromage pour les amener sur un self et servir à vos clients les aliments désirés ? Tout cela sur fond de tuerie d’aliens, je vous le rappelle ! Une fois l’objectif terminé, si vous n’êtes pas mort, alors vous devrez vous rendre à votre vaisseau pour évacuer et valider votre objectif. Et évidemment, on peut y jouer à plusieurs en ligne. Littéralement Helldivers avec des pizzas.



Le problème, c’est qu’en plus de n’avoir aucune direction artistique, ressemblant à un énième jeu de tir avec des assets Unreal Engine à la limite du libre de droit, Pizza Bandit ne s’embarrasse avec aucune règle venant apporter à une œuvre un minimum de bienséance visuelle. C’est d’une platitude folle, c’est vieillot et très linéaire, c’est un peu comme ces faux jeux vidéo des films des années 2000 et vraiment, ce n’est pas un beau compliment. On est sur une flemme intersidérale de la part des concepteurs. On dirait vraiment une Game Jam qui a mal tourné, financée curieusement par Krafton qui a apparemment davantage d’argent à jeter par les fenêtres que prévu. Et pourtant…
Non mais, il y a des dragons !
J’ose m’être amusé. J’ose assumer qu’à plusieurs, on peut y trouver de l’intérêt. C’est consternant, c’est bas du front, c’est absolument nul à souhait, mais la progression est tout de même bien présente : vous débloquez des aliments vous permettant de créer des pizzas vous octroyant des bonus différents pour les missions suivantes. Vous pouvez aussi aménager votre QG avec mille et un objets, et cette décoration globale vous débloquera des améliorations supplémentaires. On peut acheter des skins, évidemment tous aussi moches les uns que les autres, ainsi que des upgrades d’armes. Et tout est raté et moche, mais effectif. Mention spéciale pour les mini-jeux d’arcade qui sont d’un niveau de flemme artistique et conceptuelle assez intersidérale (imaginez vraiment “mon premier code en C++” au vu du résultat, et il manque quelques lignes à l’apprentissage).



On est sur un jeu d’une nullité affligeante qui, parce qu’il tente d’être rigolo (c’est assez raté) et de copier avec un minimum de réussite tout ce qui fait le succès des shooter/looter, se révèle moins nul que prévu. De là à s’en souvenir passé la soirée entre amis, n’abusons pas.




