Hyperwired, un jeu trop branché
J’adore les twin stick shooters, j’étais donc tout content de lancer Hyperwired. Je me voyais déjà collecter un maximum de bonus pour tout pulvériser à l’écran… mais ce n’est pas vraiment la philosophie du titre.
Le jeu ne se contente pas de demander au joueur de bien viser et d’éviter les projectiles, il faut surtout faire attention à ses munitions et son énergie. Se déplacer a un coût, tirer a un coût et vous devrez donc fréquemment vous brancher à des stations pour recharger différentes jauges (à l’aide de la prise située à l’arrière de votre vaisseau). Il y en a des principales, que vous devrez activer pour accéder au niveau suivant, et des secondaires servant uniquement de recharges ou offrant des bonus temporaires.
Sur le papier l’idée est vraiment intéressante car elle ajoute une dimension stratégique aux affrontements. Est-ce que j’active rapidement cette station de munitions tant qu’il n’y a pas d’ennemis à portée ou est-ce que je me balade un peu avant d’y revenir plus tard quand j’aurai mon chargeur vide et que je serai bien content de récupérer des balles ?





Mais dans les faits c’est justement cette mécanique qui m’a le plus frustré. J’ai plus eu l’impression de regarder en permanence les différentes jauges que de vraiment jouer, passant beaucoup de temps à attirer les ennemis dans des lasers du décor pour économiser mes balles ou à carrément les esquiver en longeant les bords des niveaux.
Le jeu propose heureusement des éléments qui viennent enrichir cette formule, comme les améliorations à choisir entre chaque niveau qui peuvent vraiment modifier la partie en cours ou un système de défis en parallèle du mode principal. Il y a également pas mal de vaisseaux à débloquer pour varier les plaisirs.
Graphiquement le pixel art est très propre et coloré et l’action reste généralement bien lisible. Le jeu est découpé en différents biomes de plus en plus difficiles et de ce côté là je n’ai rien à lui reprocher, la montée de difficulté est bien gérée et les boss sont plutôt coriaces.



