Kingdom Of Amalur Re: Reckoning : Presque intouché

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Kingdom Of Amalur Re: Reckoning : Presque intouché

Kaiko Big Huge Games

THQ Nordic

8 septembre 2020

Entre 40 et 55 €

Dans le doute, frappe encore. Ce proverbe Troll est tout à fait adapté à Kingdom Of Amalur Re: Reckoning, le « remaster avec des très gros guillemets » de Kingdom Of Amalur Reckoning , un jeu qui n’avait pas rencontré le succès à l’époque de sa première sortie en 2012. THQ ayant récupéré la licence dans un lot décide de le ressortir avec un petit coup de peinture magique, mais est-ce une idée valide ?

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Sur le papier, on part assez gagnant. Un jeu co-créé par Ken Rolston, le lead designer de Morrowind et d’Oblivion, scénarisé par R.A Salvatore, écrivain et créateur (entre autres) de Drizzt Do’Urden, personnage célèbre et récurrent des Royaumes oubliés de Donjons et Dragons, mis en images par Todd Mc Farlane, créateur (entre autres, toujours) de Spawn et appuyé par la musique de Grant Kirkhope, ancien de Rare, c’est émoustillant ! Alors, comme dit le chat orange « what could possibly go wrong ? » Ce qui a gowrongué comme on dit, c’est que le jeu a coûté une blinde et qu’il n’a eu qu’un succès mitigé, car il n’est au final pas mieux que la somme de toutes ses inspirations.

Après moult péripéties et un procès du Delaware (salut, Wayne on est dans le Delaware), le jeu s’est retrouvé indisponible à l’achat et la licence abandonnée par EA a été récupérée dans le caniveau par THQ qui a comme une sorte de fétichisme avec les projets un peu bancaux. Bref, THQ ramasse la licence, et le jeu, rassemble quelques développeurs et un sharepoint de 38 Studios (le studio original, fondé par un joueur de baseball, si, si) et après un petit passage chez l’esthéticienne, pif pouf magie, Kingdoms Of Amalur Re: Reckoning est de sortie, et, ce n’est pas une surprise, c’est exactement le même jeu. En plus joli, et sur les consoles de l’ancienne nouvelle génération. Mais c’est le même jeu.

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Alors on pourrait penser que c’est une mauvaise chose, mais pas vraiment en fait. Parce que comme indiqué plus haut, le talent de ses créateurs en fait tout de même une aventure plutôt jolie, dense et intéressante à parcourir. Il propose des environnements variés (même s’ils sont très classiques : la forêt millénaire, le désert, etc.) un système de combat et d’aventure classique mais très prenant, les combats ont beaucoup de rythme et se rapprochent presque parfois d’un beat them all moderne, et des quêtes par palettes entières. Le scénario, classique, est finalement assez prenant si on se laisse emporter et la galerie de personnages et de races aux noms impossibles à retenir et imprononçables respecte le cahier des charges de la fantasy à papa.

Pas trop envie d’en dévoiler trop mais si vous appréciez la mythologie celtique irlandaise, les histoires de destin et globalement fracasser des trucs au marteau, la balade n’en sera que plus agréable. Sachez que si les enjeux du jeu sont aussi assez épiques, il ne manque pas d’humour et certaines quêtes sont délicieuses. Pour vous donner une idée, c’est World Of Warcraft en solo et avec des combats en temps réel.

Une ressortie presque intouchée pour un jeu sympa, peut-être une bonne occasion de lui offrir une seconde chance si vous l’aviez loupé à l’époque. Dans tous les cas, on a là un jeu d’aventure solide, aux mécaniques intéressantes et au monde soigné, quoiqu’un peu générique et constellé de quêtes et de butin. Si vous en avez marre de Skyrim, c’est une bonne alternative.