Photo-réalisme hongkongais pour Better Than Dead
Alors que tout le monde attend Unrecord pour être sûr que le jeu existe, certains développeurs commencent déjà à reprendre l’idée du photoréalisme rendu possible avec les nouveaux moteurs de jeu. Better Than Dead est la nouvelle création de MONTE GALLO, qui s’était surtout fait remarquer pour des jeux beaucoup plus loufoques et colorés. Mais là, on entre dans le dur, le gore, le sale. Bienvenue à Hong Kong, dans tout ce que la ville a de plus vicié à proposer.

Une meuf, un flingue, une revanche
Vous vous réveillez dans un taudis souterrain. Des docteurs louches, des cadavres, des expérimentations… sûrement du trafic d’organes. Mais vous n’êtes pas morte et, mieux encore, vous récupérez un pistolet. Il faut sortir d’ici, en titubant, en claquant les portes et en courant vers la lumière d’un extérieur promis comme une libération. Mais pour cela, il va falloir se défendre. Apprendre à viser, à tirer, à achever. Cette jeune femme n’était sans doute pas destinée à devoir tuer, et encore moins à l’apprendre aussi vite, mais c’est désormais ce qui l’attend à travers 14 niveaux aux propositions variées. Pour chacun d’eux, l’objectif reste le même : trouver la cible, l’éliminer, partir.
Le jeu propose une esthétique extrêmement marquée, rythmée par de gros idéogrammes chinois marquant le début et la fin de votre épopée. Pour le reste : aucun HUD. Pas de compteur de munitions, un chargeur illimité, un pistolet pour seul équipement, et c’est tout. Aucun bouton à activer, juste des portes à ouvrir en fonçant dedans. Pas de réticule de visée : il faut tirer à l’aveugle, de façon réaliste, et apprendre à viser au fil des échecs. On peut augmenter le FOV en fonction de son écran (sur un Ultrawide, ne faites pas comme moi : mettez-le à fond). Et c’est parti pour le meurtre de masse sous couvert de vengeance.



Dans Better Than Dead, le développeur joue la carte du photoréalisme avec un filtre « VHS » appliqué sur un Hong Kong crédible, visuellement magnifique et crasseux. On y croit, d’autant plus que le titre ne se contente pas d’être beau : il impose un style. Par exemple, tous les visages sont floutés, comme si l’on visionnait l’enregistrement vidéo de ces meurtres. C’est très malin et cela fonctionne parfaitement.
La boucle de gameplayOu « jouabilité » en français, fait référence à la façon dont le joueur interagit avec un jeu vidéo. est efficace : on tue, on meurt, on recommence. On apprend de ses erreurs, on optimise ses trajets, on retient la position des gardes et qui est armé. On évite de tuer trop de civils et, à chaque fin de mission, un grade permet d’évaluer son style de jeu. Spoiler : les premières fois, ce sera une boucherie, mais vous serez déjà très satisfaits de vous en sortir. Enfin, un petit Bullet-Time peut s’activer, et on aime ça, pour vous permettre de mieux viser et surtout enchaîner les tueries de façon classe et efficace. Better Than Dead porte bien son nom et propose une expérience unique, actuellement en Early AccessAccès Anticipé : façon de sortir un jeu "non terminé" mais en devenir, avec une mise à jour régulière. Permet aussi de faire évoluer le jeu en fonction de son public. et donc appelée à s’améliorer. J’ai hâte !




