Denshattack, Le train du fun va entrer en gare, voie 1

Denshattack, Le train du fun va entrer en gare, voie 1

Suite à une catastrophe climatique d’ampleur, la population japonaise s’est réfugiée dans des villes sous dôme, l’extérieur étant devenu hostile et inhabitable. Enfin, ça c’est l’histoire officielle. Dehors, des gens en parfaite santé utilisent le maillage ferroviaire extrêmement développé (mais néanmoins dans un état un peu aléatoire) pour faire du Denshattack, c’est-à-dire du train (Densha en japonais), mais en mode agressif fun, en faisant des tricks, des grind, du multitrack drifting en passant d’un tronçon de rail à l’autre, et plus encore. 

Emi, la protagoniste du jeu va donc parcourir le Japon du sud au nord, afin de se perfectionner dans l’art du Denshattack, rencontrer et affronter les différents gangs des multiples régions ce faisant et puis mettre un peu la zone dans le quotidien un peu plan plan des habitants des ville-bocaux, le tout en commettant le maximum de figures acrobatiques avec son petit tchou tchou. Oui les gens sont en parfaite santé, mais ils font des figures acrobatiques avec des trains, faut bien s’amuser quand il n’y a plus la télé…

Densha de Golri

On va donc passer de niveaux en niveaux, essayer d’y aller vite, en faisant des points (avec des multiplicateurs et tout et tout) et en accomplissant divers objectifs afin d’engranger des médailles et des bidules à collectionner divers et variés afin de les échanger contre des trucs dans les magasins. Au début on n’a qu’un petit train normal qui ne peut guère que sautiller et tourner sur lui même (ce que le RER B ne peut pas faire, soyons honnêtes) et puis au fur et à mesure de notre avancée on va débloquer diverses capacités, comme le wall ride, la fonction sous marine, le drift hors rails et évidemment, le multitrack drifting (entre autres). Toutes ces fonctions nécessitent des actions assez précises à la manette et bien que l’apprentissage se fasse de manière assez délicate, il faut quand même vite prendre certains réflexes et éviter certaines manipulations afin de ne pas faire dérailler votre petit train. Ce qui fait que ça peut paraître un peu compliqué au bout d’un moment de tout retenir, mais le gameplayOu « jouabilité » en français, fait référence à la façon dont le joueur interagit avec un jeu vidéo. est si entraînant qu’au final ça passe. Les erreurs ne sont que peu sanctionnées (sauf si vous voulez des médailles d’or, mais accrochez vous) et en cas d’envoi du wagon fou dans le décor le respawn est immédiat. L’action est franchement frénétique, ça va vite et dans tous les sens, de quoi vous envoyer dans la zone. C’est innovant tout en étant bizarrement familier mais non, non, on n’avait jamais fait un bonhomme de neige avec un train.

Caténaire de la guerre

Alors évidemment comme on est dans un train, les niveaux ne sont pas aussi ouverts que, disons dans un Tony Hawk’s mais, on a suffisamment d’aiguillages, de virages, de chemins annexes qui partent dans tous les sens qu’au final on se refait un niveau pour le plaisir et tenter de faire un sans faute. Comme ce sont de petites instances de 3-4 minutes pas plus pour la plupart, on ne s’ennuie jamais. C’est varié flashy, ça pète dans tous les sens et, on s’amuse, tiens ! Surtout que les niveaux proposent des objectifs variés, des niveaux de course, de tricks, de poursuite, d’exploration et même des combats de boss ! Chaque grande région propose une ou deux mécanique supplémentaire, de nouveaux trains avec des caractéristiques différentes à acquérir, des nouveaux stickers, on a toujours envie de voir ce qu’ils vont nous faire faire avec notre petite micheline !

des trains variés sont disponibles

Dans l’ambiance graphique et sonore les espagnols d’Undercoders sont partis sur des couleurs vives et bien marquées dans une inspiration Jet Set Radio, de même que dans l’ambiance musicale et puis finalement la thématique du jeu, que les gens s’amusent gratuitement ça ne plait pas spécialement aux instances dirigeantes totalitaires qui veulent une société bien policée sous cloche, littéralement. En tout cas les oreilles sont ravies avec des compos RnB electro funky, et de la pop japonaise un peu énervée, on sent qu’ils se sont fait plaisir dans tous les aspects du jeu, et cette passion est transmise au joueur sans filtre, enfin à condition d’accepter les commandes pas toujours évidentes (mais on s’y fait, pas forcément besoin de tentacules). Et puis on peut klaxonner, c’est même souvent un objectif dans les niveaux, alors hein, tût tût !

Pas de bogie woogie (ou alors si, trop) 

Bon évidemment le tableau n’est pas tout rose, et il y a quelques menus défauts tout de même. Des petits bugs de collision, déjà, mais rien de bien grave, et des détection de manipulations pour les grinds qui sont un peu, euh, perfectibles, on peut aussi ajouter une navigation sur la carte qui aurait pu être un peu mieux pensée, et certains changements de rythmes dans certains niveaux cassent un peu le flow m’enfin, le jeu veut aussi nous raconter une histoire alors on peut se poser un peu de temps en temps hein, ce qui fait que finalement le dernier défaut c’est que le jeu semble court, mais c’est parce qu’il est tellement bien fichu qu’une fois lancé on a du mal à lâcher la manette… Donc est-ce un défaut ?

Évidemment on livre du tofu en driftant
Shutan
Denshattack nous propose un mix étonnant entre simulation ferroviaire et skateboard, mais avec beaucoup plus de skateboard dedans. Le concept est en béton, l’exécution est sans faute tant graphique, technique que sonore et à partir du moment où la maniabilité “clique” on est parti pour des heures sur les rails, loin du train train quotidien. Mais bon au bout d’un moment c’est un peu éprouvant toute cette concentration !

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