Dive or Die: Children of Rain, survie, horreur et exploration sous-marine
Nouveau titre de l’écurie Dear Villagers, Dive or Die: Children of Rain mêle deux thèmes particulièrement en vogue : les univers lovecraftiens et l’exploration sous-marine. Et, en l’écrivant, ça paraît presque une évidence tant les deux se marient naturellement. Ayant eu l’occasion de tester la démo il y a quelques mois, j’étais impatient de plonger tête la première dans les horreurs des profondeurs.
🎶I curse the rain down in… well, all over the world

Cela fait cinq ans qu’une pluie noire tombe sans interruption sur le monde. Une pluie qui rend fous tous ceux qui y restent exposés trop longtemps, finissant par les transformer en monstres surnommés les Rain-Touched. Une pluie discontinue qui n’a également eu de cesse de faire grimper le niveau des océans, au point de forcer les derniers survivants de l’humanité à se réfugier dans des camps flottants installés au sommet des anciennes montagnes.
Le jeu porte d’ailleurs particulièrement bien son nom. Dans Dive or Die: Children of Rain, vous envoyez des survivants explorer les ruines englouties afin de récupérer les ressources indispensables à la survie du camp.
Dans ces phases de plongée, vous contrôlez directement votre plongeur dans d’inquiétants environnements en 2D, avec un objectif simple : explorer le plus loin possible, remplir votre sac… puis réussir à remonter vivant. Entre les monstres tapis dans les profondeurs et une réserve d’oxygène limitée, il faudra soigneusement choisir le moment où enclencher la remontée vers la surface. Chaque expédition peut s’avérer fatale et devient un véritable dilemme entre prise de risque et récompense.



Là-dessus, la boucle de gameplayOu « jouabilité » en français, fait référence à la façon dont le joueur interagit avec un jeu vidéo. est classique pour le genre : on explore pour progresser dans l’histoire et trouver des ressources qui permettent de fabriquer du meilleur matériel permettant d’explorer encore plus loin pour dénicher de meilleures ressources donnant accès à des améliorations encore meilleures, etc.
Les plongeurs gagnent également de l’expérience, améliorent leurs statistiques et débloquent différents traits offrant bonus… ou parfois malus. Mais attention : au moindre faux pas, votre personnage peut mourir définitivement, sacrifié aux ténèbres des profondeurs.
D’autant que le temps est compté pour la survie de votre camp. Le déluge est imminent, et le compte à rebours annonçant son arrivée agit comme une véritable épée de Damoclès au-dessus de votre tête. Mourir est donc doublement, voire plus, pénalisant : vous perdez un survivant expérimenté, ne rapportez aucune des précieuses ressources récoltées et gaspillez en plus une journée entière.
Les sombreros de l’amer
De ce côté-là, le jeu se montre plutôt punitif. Il est facile de se perdre sur le chemin du retour et de finir à court d’oxygène, ou de tomber sur certains ennemis particulièrement pénibles. Parmi eux, plusieurs créatures invincibles traquent constamment le joueur dans certains biomes. L’idée fonctionne plutôt bien, même si l’équilibrage de l’une d’elles, rencontrée très tôt dans l’aventure, m’aura franchement fait pester.



La mort d’un plongeur ne signifie toutefois pas la fin de la partie. Vous pouvez envoyer un autre survivant à sa place, mais il devra repartir de zéro ou presque et à son tour gagner en expérience pour retrouver la même efficacité.
Pendant ce temps, les autres membres du groupe ne restent pas inactifs. Le camp comprend plusieurs bâtiments qu’il faudra parfois réparer avant de pouvoir les utiliser : atelier pour le craft, quai de plongée, cabane de pêche produisant automatiquement des ressources, etc. Chacun peut être confié à un survivant qui lui apportera des bonus spécifiques devenant de plus en plus intéressants à mesure que son gestionnaire gagne des niveaux.
Vous l’aurez compris, tout l’intérêt repose sur une bonne gestion du camp et des ressources, tout en gérant les prises de risques lors des expéditions. Et force est de constater que cette boucle de gameplay fonctionne particulièrement bien : on se surprend rapidement à enchaîner les sorties avec le traditionnel « allez, encore une dernière ».
Lost at sea
Dive or Die: Children of Rain ne prend cependant jamais le joueur par la main. Il faudra expérimenter et découvrir de nombreuses mécaniques par soi-même. Les biomes sont souvent labyrinthiques, d’autant qu’aucune carte n’est disponible pendant les plongées, mais uniquement une fois revenu au camp, ce qui devient assez vite problématique tant certains objets sont cachés dans des recoins pas forcément simples à trouver. De plus, que ce soit en plongée ou sur la carte, rien n’indique quels warpers ont déjà été activés ou empruntés. Comme ils nécessitent une offrande, on finit vite par perdre le fil, ce qui devient assez agaçant.



Une bonne partie des ressources spéciales nécessaires à la progression sont aussi un peu cachées. Il ne faut donc pas hésiter à bien fouiller et expérimenter. Heureusement, ces expéditions sont portées par une atmosphère particulièrement réussie grâce à une belle direction artistique et un excellent sound design qui rendent l’ambiance oppressante à chaque plongée.
Enfin, une partie des ressources indispensables à la progression est volontairement bien cachée. Il faudra donc explorer avec attention et ne pas hésiter à tenter différentes approches. D’autant que, rappelons-le, une autre menace plane en permanence : le déluge final est annoncé dans une trentaine de jours seulement, ajoutant une véritable épée de Damoclès au-dessus de chacune de vos décisions.





