L’Affaire de la Maison Galley – L’enquête very cold case
Disclaimer : L’Affaire de la Maison Galley a le grand avantage de proposer une traduction française professionnelle, Evil Trout souhaitant toucher le plus large public possible sans dénaturer son récit. Par transparence, et bien que celle-ci soit très bien reçue, elle a été réalisée par notre Bestio et, par conséquent, nous n’en ferons pas la critique dans cet article.
Nouveau jeu de déduction, un genre particulièrement à la mode en ce moment, déniché par l’équipe d’Evil Trout Inc après le très remarqué The Roottree are Dead. À l’instar de ce dernier, L’Affaire de la Maison Galley était à l’origine une sensation sur Itch.io avant d’être retravaillée et peaufinée pour une sortie complète sur Steam. On espérait évidemment retrouver la même réussite ici.
La maison Galley fut le théâtre de bien étranges événements dans les années 1930. Une douzaine de cadavres y ont été retrouvés et, à ce jour, un seul a pu être identifié. 75 ans plus tard, la technologie a quelque peu évolué, et une petite PME possède une étrange machine permettant de revivre des scènes du passé. L’outil idéal pour enfin faire toute la lumière sur l’Affaire de la Maison Galley (hé, mais c’est le titre !).
Un pitch on ne peut plus intriguant qui suffit évidemment à motiver tous les détectives amateurs cherchant à démêler les mystères les plus complexes. Ça tombe bien, on va être servi.


La dite machine va nous permettre de remonter la chronologie des événements, depuis le premier décès jusqu’au dernier, une scène à la fois. Pour trouver et visualiser ces scènes, il faut fournir trois informations exactes à la machine : le moment dans la chronologie, la pièce de la maison et les personnes présentes. En d’autres termes, l’heure, le lieu et les protagonistes de la scène. Ces informations doivent être déduites à partir des scènes déjà débloquées, dans lesquelles les personnages peuvent laisser entendre où ils se trouvaient à un moment précis ou, à l’inverse, où ils comptent se rendre.
Le principe est donc très similaire à des titres comme Her Story ou le plus récent TR-49, récemment récompensé d’une sélection GSS. Plus l’on débloque de scènes, plus on ouvre de nouvelles pistes à explorer. C’est simple, mais diablement efficace.
Evil Trout sait jouer sur les sensations grisantes liées à la découverte, notamment grâce à une gestion du rythme particulièrement réussie. Le début est plus lent et posé : on prend le temps de faire connaissance avec les personnages, de comprendre leurs liens et d’appréhender les mécaniques du jeu. Une fois cette étape passée, le nombre de possibilités augmente drastiquement, et l’on se retrouve embarqué dans un véritable raz-de-marée de nouvelles pistes que l’on souhaite forcément explorer. C’est terriblement addictif, et il est très facile d’enchaîner plusieurs heures de jeu sans s’en rendre compte.



D’autant que L’Affaire de la Maison Galley est un véritable modèle en matière d’interface. Tout est pensé pour simplifier l’expérience utilisateur, avec de nombreuses options de confort particulièrement bien intégrées.
La machine indique notamment les scènes contenant des indices permettant d’en découvrir de nouvelles. Il est possible de relire les transcripts plutôt que de rejouer une scène, ou même de reprendre directement à partir d’un dialogue précis. On peut également effectuer des recherches par mots-clés dans tous les dialogues découverts et enregistrer automatiquement une ligne dans son carnet de notes, avec son timestamp, afin de pouvoir ensuite la trier facilement.
Ce carnet est d’ailleurs particulièrement utile. Il possède plusieurs onglets et chacun est libre de l’organiser comme il le souhaite. Cela est rendu encore plus simple grâce à la possibilité de copier-coller directement les textes présents en jeu. Autre excellente idée : la timeline peut être annotée à l’aide d’icônes permettant de retrouver rapidement certaines informations d’un simple coup d’œil.



Tout est pensé pour naviguer rapidement entre les différents menus, prendre et consulter ses notes, et accéder à toutes les informations disponibles afin de pouvoir se concentrer pleinement sur la réflexion et la recherche d’indices. Et si l’on finit par se retrouver bloqué, L’Affaire de la Maison Galley propose un système d’indices intégré particulièrement efficace, capable de nous remettre progressivement sur les rails sans gâcher la découverte.
Vous aurez deviné difficile d’en dire beaucoup plus sans risquer de gâcher l’expérience. Comme pour tous les jeux du genre, c’est un titre qui se découvre par soi-même afin d’apprécier pleinement tout ce qu’il a à offrir.
Terminons par un mot sur l’habillage sonore. La musique est tout simplement splendide et capable d’instaurer une ambiance particulièrement pesante. Le titre est également intégralement doublé, en anglais uniquement. Là encore, le travail a été réalisé avec beaucoup de soin, et l’on ressent parfaitement la personnalité de chaque personnage.





