Midnight Saturn

Midnight Saturn, Saturn au meurtre dans le future

Midnight Saturn, Saturn au meurtre dans le future

Un an tout pile après Neon Hearts City, Cosmic Void revient avec un nouveau bite-sized point & click. Un délai presque long pour un développeur qui nous a habitués à enchaîner les sorties à un rythme soutenu. 

Dans la continuité de son précédent titre, Midnight Saturn explore lui aussi un univers rétro futuriste, mais à l’inverse du flamboyant cyberpunk, adopte cette fois une approche bien plus terne et poussiéreuse. La palette de couleurs, dominée par des tons beige et marron, installe d’ailleurs une atmosphère mélancolique presque palpable. 

Midnight Saturn

L’humanité a beau avoir colonisé l’espace et rencontré d’autres formes de vie, ses travers, eux, restent intemporels. Et ainsi, vous incarnez Simm, un détective privé chargé d’élucider le meurtre d’un père de famille, en commençant par retrouver sa fille disparue. 

Vous l’aurez compris, Midnight Saturn ne s’embarrasse pas de longue introduction : quelques lignes de contexte, et l’enquête démarre. Fidèle à la formule du studio, le jeu va droit au but avec peu de lieux à visiter, qui se débloquent au fur et à mesure, un nombre d’objets limité, et l’intrigue progresse rapidement. En deux à trois heures, l’affaire est bouclée. 

L’intrigue, sans être renversante, est dans le ton et reste efficace et bien rythmée. Les doublages professionnels de qualité apportent un vrai plus, tout comme la bande-son, avec un thème par écran, dont certains particulièrement marquants (Cliff, Coffee Cove…).  

L’ensemble s’accorde parfaitement avec l’ambiance générale et le ton donné par le visuel maintenant signature du studio, à mi-chemin entre le pixel art fin et les gros pixels. Outre cette esthétique toujours aussi soignée, c’est cette palette délavée qui lui confère un aspect plus mélancolique, presque onirique. 

Tout n’est pas irréprochable pour autant et on peut lui reprocher des animations très saccadées même pour le genre, bien que l’on puisse saluer la volonté d’en ajouter un minimum étant donné que la plupart du temps les actions complexes sont réalisées via un fondu au noir. 

Le rythme des dialogues peut aussi sembler abrupt, manquant parfois de respiration, à la fois dans l’écriture et dans l’enchainement des lignes de dialogue. Concernant les énigmes, on reste sur quelque chose d’accessible, avec peu de lieux, d’objets et d’interactions simultanées. On note par contre la présente d’un puzzle un peu étrange, pas loin de la fameuse définition de moon logicLa logique alambiquée nécessaire pour résoudre les énigmes dans certains jeux d’aventure. spécifique au genre, à base d’utilisation de crocodiles…

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CactusSinger
Au final, Midnight Saturn s’inscrit parfaitement dans la lignée des productions de Cosmic Void : Un Point & ClickSous genre du jeu d'aventure graphique popularisé dans les années 80s/90s, généralement contrôlé à la souris. court, maitrisé, et qui compense une intrigue d’enquête classique par une ambiance particulièrement réussie, portée par une direction artistique et sonore de qualité, malgré quelques petites maladresses de rythme. 
Midnight Saturn

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