PIGFACE

PIGFACE, des tripes et du gris

PIGFACE, des tripes et du gris

Des graphismes 3D rétro, une histoire sombre, du gore… Pas de doute, on est bien face à un jeu estampillé DreadXP, un label devenu gage de qualité. PIGFACE, c’est son nom, est en accès anticipé depuis septembre 2025, et ce ne sont pas les critiques extrêmement positives sur Steam qui risquent d’entamer la réputation de l’éditeur.

La journée s’annonce compliquée pour Exit, protagoniste au passé trouble, qui se réveille dans un entrepôt miteux, couverte de son propre sang. Un téléphone sonne, et l’on lui explique très sobrement qu’une bombe a été implantée dans sa tête. Elle va désormais devoir exécuter quelques sales boulots pour le compte du mystérieux responsable de son enlèvement.

Après un rapide niveau tutoriel, on rejoint immédiatement son repaire pour rentrer directement dans le vif du sujet et la boucle de gameplayOu « jouabilité » en français, fait référence à la façon dont le joueur interagit avec un jeu vidéo.. On sélectionne des missions depuis son ordinateur, on gagne de l’argent, on achète de nouvelles armes ou de l’équipement… puis on recommence avec une nouvelle mission, et ainsi de suite. .

PIGFACE est un boomer shooter teinté d’un léger aspect immersive sim. Comprenez par là qu’il vous laisse choisir votre approche – frontale, furtive ou hybride – ainsi que l’arsenal qui convient à votre style de jeu. Les niveaux sont assez vastes et proposent généralement de nombreux chemins pour atteindre vos objectifs. Ils regorgent aussi d’ennemis, ce qui impose de réfléchir un minimum à sa manière d’avancer. D’autant plus que le jeu se montre exigeant : sans checkpoint, avec un personnage particulièrement vulnérable, deux ou trois balles suffisent souvent à vous faire mordre la poussière et à vous faire recommencer la mission. 

Le tout en vous délestant au passage d’une partie de votre argent. Et c’est sans même parler des dégâts explosifs ou environnementaux, comme se prendre un train en pleine face, par exemple, synonyme de gameover instantané.

Pour l’instant, l’accès anticipé propose quelques missions classiques ainsi qu’une spéciale en mode arène dans laquelle il faut survivre jusqu’à la fin du timer. Mais le titre évolue avec le développeur, Ttitolovesyou, qui ajoute de nouvelles missions au compte-goutte. 

Il faut bien reconnaître que les sensations sont bien là. Le gunplay fonctionne, le level design est bon, et le jeu sait maintenir une certaine tension. Malgré tout, j’ai un peu plus de mal à m’enthousiasmer autant que le public Steam. C’est probablement une question de préférences personnelles, mais si PIGFACE emprunte un peu au gameplay des immersive sims, il reste tout de même assez loin de ce que proposent dans ce style les cadors du genre comme Deus Ex ou Prey. Il est en effet nettement plus porté par son côté shooter

Visuellement aussi, bien que je sois le premier à m’extasier devant de la 3D pixelisée effet rétro, la direction artistique est ici bien moins à mon goût. Tout est extrêmement terne avec une palette de couleurs délavées. Il vaut mieux apprécier le gris et marron… et le rouge aussi, car le jeu ne se prive pas de projeter de généreuses quantités d’hémoglobine à l’écran. 

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CactusSinger
Même s’il n’est pas totalement fait pour moi, difficile de ne pas recommander de garder un œil sur PIGFACE. Avec son gunplay nerveux et punitif faisant presque penser à un Hotline Miami 3D, et son level design laissant une vraie liberté d’approche, il pourrait bien être fait pour vous. À condition de ne pas être allergique à son esthétique grisâtre et à sa structure en missions. Heureusement, vu son petit prix, le risque reste limité.

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