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Démos et merveilles : Steam Néo Festival février 2026

Démos et merveilles : Steam Néo Festival février 2026

Votre liste de souhaits Steam était déjà bien trop longue ? Mauvaise nouvelle : le Steam Néo Fest est de retour, et cette nouvelle édition ne va clairement pas arranger les choses. Pire encore, les rédacteurs de votre site de jeux vidéo préféré se sont mobilisés pour vous proposer une sélection des démos qu’ils jugent les plus prometteuses. Pas de règles strictes ici, mais une volonté de mettre en lumière des titres moins exposés, vous n’y trouverez donc pas forcément tous les jeux déjà très médiatisés. Il y en a pour tous les goûts et on espère que vous y trouverez votre bonheur… au grand dam de votre liste de souhaits donc.


A Study in Blue

A Study In Blue Jeu d’enquête indépendant français mettant en scène un détective privé et l’adolescente qu’il a recueillie, A Study In Blue impressionne d’emblée par sa superbe direction artistique : un pixel art magnifique, offrant parfois de larges panoramas. La démo suit une enquête annexe, idéale pour découvrir la bonne écriture du titre et ses mécaniques sans se spoiler. En plus des classiques dialogues et questions basées sur les infos notées dans votre carnet s’ajoutent des confrontations d’indices permettant de remettre en question les propos de PNJPersonnage non-joueur / Personnage non jouable avec lequel on peut interagir. En anglais : NPC - Non Playable Character, dans l’esprit d’Ace Attorney. L’équipe de Relate Games prévoit également la possibilité de pouvoir arriver à une mauvaise conclusion de son enquête à la manière de Sherlock Holmes: Crimes & Punishments ou Lamplight City, sans stopper la progression. Une démo très prometteuse qui donne clairement envie d’en voir plus.


Comme souvent sur les Point & ClickSous genre du jeu d'aventure graphique popularisé dans les années 80s/90s, généralement contrôlé à la souris., je partage l’avis de notre expert Cactus : des environnements splendides pour du pixel art, un système d’enquête classique mais efficace et un début prometteur pour ce jeu français. Mon seul regret, le thème de cette première enquête un peu clichée ne brille clairement pas par son originalité (DROGUE!!!!) et l’intrigue se révèle au final prévisible. Mais ce n’est qu’une introduction et je reste donc enthousiaste pour la suite.


Antivirus Survivors 2003 Professional

Un survivor-like au gameplayOu « jouabilité » en français, fait référence à la façon dont le joueur interagit avec un jeu vidéo. on ne peut plus classique. Mais la véritable surprise vient du thème de ce Antivirus Survivors 2003 Professional : on incarne un curseur de souris évoluant dans une ancienne version de Windows, récupérant des keygens et téléchargeant des bonus façon torrent ou autre. Le démarrage se montre un peu lent, et il faudra voir si la nostalgie tient sur la durée, mais la démo mérite clairement le détour.


BloodLetter

Pure pépite lovecraftienne où vous jouez un barbier chirurgien d’un village médiéval glauque à souhait qui tente de maintenir en vie ses concitoyens la journée, contre une entité maléfique qui les corrompt et les rend malades la nuit. Bloodletter se révèle être un deckbuilding malin avec un univers fascinant, de nombreux paramètres à prendre en compte, une difficulté certaine (j’ai perdu en mode facile) qui donne envie de retenter immédiatement et une DA merveilleusement affreuse. On se croirait à Tristram, j’ai vraiment accroché.


Bones and Coins

Je ne sais pas si j’ai raté le train ou si c’est une nouvelle mode, mais j’adore ces jeux où il suffit de passer le curseur sur les monstres qui apparaissent à l’écran pour les éliminer. Habituellement c’est plutôt basique, mais Bones and Coins pousse le concept bien plus loin avec une bonne profondeur. Alors comme d’habitude il y a un arbre de compétences à débloquer avec l’or récolté pour obtenir plus de dégâts, plus de temps pour éliminer les monstres, plus d’XP, plus de coffres, etc. Mais vous pourrez également recruter une équipe d’aventuriers qui vous aidera directement au combat. Vous les verrez se déplacer à l’écran pour attaquer et ceux-ci pourront monter de niveau et obtenir de nouvelles capacités. À vous de trouver la combinaison idéale. En avançant dans les donjons, vous obtiendrez des ressources permettant de vous fabriquer une nouvelle arme pour être un peu plus efficace et même si ce n’est pas implémenté dans la démo, un système d’expéditions est prévu. Le tout fonctionne déjà bien et j’ai bien hâte de visiter les prochains donjons.


Celestial Return

Le RPG Celestial Return fait clairement partie des démos les plus prometteuses. La direction artistique et les musiques sont exceptionnelles, et son univers cyberpunk intrigue immédiatement, mêlant entités paranormales apparaissant aléatoirement et mégacorporations aux intentions évidemment peu recommandables. On y voit évidemment certaines inspirations de Disco Elysium et Citizen Sleepers, mais le jeu parvient à affirmer une véritable identité grâce à des dialogues mordants, directs et souvent percutants. Choix de dialogues, décisions d’actions et tests de compétences à coups de dés sont bien entendu au cœur de l’expérience. Les dés sont ici des consommables, donc en quantité limitée. Chaque lancer compte, et il faudra bien réfléchir à leur utilisation pour ne pas se retrouver démuni lors d’un moment critique… Finalement, en claquer quatre pour tenter (en vain) de draguer la serveuse n’était peut-être pas ma meilleure idée.


Chipmatic

Dans Chipmatic, vous dirigez un robot chargé d’atteindre le cœur de la Terre. En vue de côté un peu comme dans un Terraria, vous allez creuser pour récupérer du charbon, du cuivre, du fer, etc. Au départ votre robot n’aura que peu d’énergie et d’espace de stockage, et vous devrez souvent vous retéléporter à la base. Vous pourrez alors y recharger vos batteries et surtout utiliser vos précieux minerais pour améliorer peu à peu votre robot. La priorité sera de mettre à niveau la foreuse pour pouvoir creuser des roches de plus en plus dures et donc accéder à des ressources de plus en plus rares. Par la suite vous pourrez vous concentrer sur tout ce qui est confort (vitesse de déplacement, portée de la vision, etc.). Ça fonctionne déjà bien, on peut construire une fonderie pour transformer les minerais bruts en barres, une raffinerie pour transformer ces barres en nouveaux éléments, c’est super plaisant de découvrir de temps en temps un coffre perdu contenant un nouveau plan ou un message narrant l’histoire du jeu, et j’ai clairement envie d’en voir plus. Par contre, ce serait vraiment bien que le téléporteur soit à double sens un peu comme dans un hack’n slash, car ça devient vite pénible de refaire à chaque fois le trajet en chenilles pour revenir là où on s’était arrêté avant de devoir vider son inventaire.


CiniCross

Un picross en version roguelite ? C’est le pari de CiniCross qui prend le contre-pied de ces puzzles habituellement faits au calme et où l’on prend son temps. Ici, tout se joue contre la montre : le temps s’écoule pendant la résolution des grilles, chaque erreur coûte des points de vie, et une fois le chrono tombé à zéro, on perd rapidement ses points de vie jusqu’à ce que le gameover s’ensuive. Il faut donc résoudre les picross le plus vite possible, quitte à prendre des risques. Heureusement, des objets et artefacts peuvent vous aider à vous en sortir. Le concept est original et intriguant, même s’il paraît assez difficile à maîtriser.


J’adore le Picross et j’ai mangé tous les jeux incrémental/rogue-lite de 2023 à 2025 mais là, je n’y arrive pas. Déjà parce qu’il y a overdose du genre sur Steam et cette session de démo le montre, mais surtout parce que le Picross est amusant que lorsque vous dévoilez de réelles images pixellisées. Là, le Picross ne « sert à rien », n’a pas de récompense visuelle finale, ce qui va à l’encontre même du concept de base. Du coup, je n’y vois aucun autre intérêt que pour un sudoku incrémental et clairement, je pense qu’à cause de ce soucis, je vais passer mon chemin. Mais c’est malin !


Deep Snow Delivery

Un jeu de livraison à bord du plus mignon des tanks, équipé d’une petite pince pour ramasser des objets qui trainent sur la route, Deep Snow Delivery est ce « Death Stranding-like » qui laisse tomber les Kojimeries pour garder quelque chose de plus brut et solitaire. On s’occupe de son petit tank, on l’améliore et on va de point d’intérêt en point d’intérêt tout en affrontant les dangers de l’environnement. Je rajoute au passage que le jeu est largement inspiré du manga Girl’s Last Tour (et que ça m’a donné envie de le regarder).


Denshattack!

Clairement on ne mérite pas Denshattack!, il est beaucoup trop fou et génial pour l’humanité nulle que l’on est parfois. Vous allez diriger un train qui peut sortir de ses rails, prendre des accélérations dans les virages, combattre des mechas, faire des figures et bien d’autres belles choses à mi-chemin entre Jet Set Radio et Tony Hawk. C’est du génie condensé en un gros jeu arcade des familles digne de ce qui aurait pu sortir sur Dreamcast chez SEGA. Je l’aime tellement que j’ai terminé la démo deux fois et que je prie pour que le jeu sorte très vite afin que je le ponce comme aucun autre. Quelle merveille !


Un jeu de train dans une esthétique Jet Set Radio, évidemment que je suis client, mais là où je m’attendais à un simple jeu sur rail (sans mauvais jeu de mot), on a quelque chose de très complet et plus complexe que prévu (dans le bon sens du terme). Encore un jeu où je vais y passer trop de temps à 2h du matin en disant « Une dernière et au lit » !


Diggin

Vous allez dire que j’aime creuser pour collecter des minerais… ce ne serait pas faux… et c’est donc pour cela que j’ai accroché à Diggin. On contrôle une taupe équipée d’une foreuse dont le but est de s’enfoncer le plus loin possible sous terre pour découvrir ce qui est arrivé à ses congénères. Au départ on ne dispose que de très peu d’essence, les parties ne durent qu’une poignée de secondes. Tout ce que l’on a trouvé sur notre chemin est converti en pièces d’or que l’on peut investir dans un arbre de talents : plus de dégâts de la foreuse, zone de minage élargie, lancer de dynamite, réservoir d’essence amélioré, roches spéciales qui peuvent apparaître, etc. Au bout d’une petite heure c’est la folie et on traverse la roche comme du beurre. En plus tout se joue à la souris, il suffit d’orienter le pointeur dans la direction où on souhaite que la taupe creuse, c’est vraiment plaisant. J’avoue avoir été triste lorsque j’ai atteint la fin de la démo, j’en voulais plus !


DIVE or DIE – Children of Rain

DIVE or DIE – Children of Rain L’improbable mélange entre Subnautica, SILT et DREDGE que j’ai toujours attendu sans le savoir. Dans ce roguelite lovecraftien, vous gérez un camp de survivants sur une Terre entièrement submergée par les eaux… et par les dieux anciens. Explorez les fonds marins, récoltez des ressources pour survivre, fabriquez de nouveaux équipements et faites face aux dangers qui rôdent sous la surface. Cette démo se montre terriblement engageante, et surtout pleine de promesses. J’espère que l’exploration et les révélations seront au rendez-vous.


Don’t Kill Them All

Les orcs adorent taper. Les orcs adorent tuer. Mais les orcs ont un problème, ils n’arrivent pas à se développer, car chaque fois qu’ils partent en expédition, ils finissent par se fâcher tout rouge au point de tout taper et tout tuer. Problème, le trône du chef du village est cassé et il vous envoie chercher du matériel pour le réparer, sachant que si vous revenez bredouille, vous risquez de vous faire taper avec beaucoup de violence. C’est le parti pris par Fika Productions pour proposer un tactical roguelite très malin. Ici vos orcs n’auront pas une barre de vie, mais une barre de rage. Si vous subissez des dégâts, votre barre de rage augmente. Si un objet au sol (que vous devez récolter) est détruit, votre barre de rage augmente. Si un orc voit sa barre de rage arriver au maximum, il devient fou de rage et devient incontrôlable. Si tous vos orcs deviennent fou de rage, c’est game over. Il faudra correctement gérer ses placements et attaques (qui sont toutes de zone), pour s’assurer de ne taper que les ennemis. Comme dans Into the Breach, on connait à l’avance l’action de ceux-ci. Parmi votre panel de coups, vous aurez la possibilité de les déplacer. S’ils tombent à un point de vie, ces derniers sortent le drapeau blanc et se retirent du combat, vous donnant des ressources supplémentaires (que l’on n’obtient pas si on les tue). Entre les expéditions, on pourra améliorer son camp avec le matériel que l’on rapporte.


Everything is Crab

C’est un Survivor, encore un. Mais cette fois l’idée est saugrenue : vous jouez un petit être mono-cellulaire ou presque, qui va devoir manger tout ce qu’il trouve et surtout, ses ennemis vaincus. En se nourrissant, il obtient quelques branches d’ADN intéressantes qui permettent d’évoluer. C’est ainsi que vous vous retrouvez avec une sorte de SPORE moderne en Survivor qui vous dévoile comment votre crabe à tête de vache peut empoisonner ses ennemis avec sa quête de scorpion. Comme un Impossible Creatures de 2026, Everything is Crab va encore me prendre beaucoup d’heures de sommeil mais je n’attends que ça !


Far Far West

Après Pumpkin Jack et Akimbot, Evil Raptor s’attaque au jeu coop multi, avec sa touche toujours aussi colorée. Vous prenez Deep Rock Galactic, vous remplacez les mines/planètes par le far west et les nains par des squelettes. Ici pas de génération aléatoire des maps, mais bien des objectifs et événement changeant sur la map à chaque mission. C’est joyeusement débile (on peut récupérer des passifs pour avoir le bruit de canard en plastique qui fait pouette pouette quand on marche) et on peut tirer sur des squelettes qui portent des énormes tonneaux radioactifs. La démo propose déjà un très (trop) grand aperçu du jeu, avec 4-5 maps différentes, plusieurs armes et sorts magiques (car oui, vous êtes aussi magicien), 3 boss et une pléthore de mission, ennemis. Un futur gros must have.


Food for frog

Encore un jeu de cuisine ? Oui, mais l’originalité de Food for frog réside dans le fait de devoir deviner les recettes suivant les vagues indications des très patients et légèrement inconscients clients de votre restaurant, qui sont des grenouilles anthropomorphes parce que pourquoi pas. C’est mignon, pas toujours simple mais pas non plus frustrant grâce aux indices bien équilibrés et on est vite accroché à faire « encore juste une petite recette ». Un mélange entre puzzle game et cozy game sans prise de tête à surveiller !


Grind Survivors

J’aime les survivors et j’aime encore plus ceux qui proposent une profondeur intéressante. C’est le cas avec Grind Survivors qui inclut un système de synergie entre les améliorations que vous allez choisir au fil de la partie. Certaines capacités vraiment puissantes ne vous seront proposées que si vous possédez déjà telle ou telle amélioration. L’autre gros point fort est, comme son nom l’indique, le loot. Vous allez obtenir de très nombreuses armes en différentes raretés avec plein de statistiques à reforger et à améliorer. Le côté craft est très poussé et autorise toutes les folies. Vous pourrez également utiliser les ressources récoltées entre deux parties pour les investir dans un arbre de talents pour obtenir plus de portée, plus de dégâts, des chances de loot améliorées, etc. À terme 4 personnages seront disponibles et il y a également un système de runes pour obtenir des bonus passifs pouvant modifier pas mal les affrontements. Glace, feu, malédiction, les dégâts élémentaires sont déjà là et chaque essai est vraiment différent du précédent grâce aux améliorations proposées. La DA est top, ça bouge super bien, ça explose de partout, l’écran regorge de monstres, il y a des autels à purifier pour obtenir des bonus pour la partie en cours, j’ai adoré !


Horde of Distraction

Une technique efficace pour m’appâter est d’adopter une DA rappelant le premier Diablo. Et pour le coup Horde of Distraction a mis le paquet, tout y est, même le niveau des vaches ! Le principe est simple, des montres apparaissent à l’écran et il suffit de passer le curseur de souris dessus pour les attaquer. Par contre ils ne se contentent pas d’encaisser, ils repostent et vous tomberez donc assez rapidement à 0 PV. Pas de panique, c’est normal, ce sera l’occasion d’investir toutes les pièces d’or récupérées dans un arbre de talents pour frapper plus fort, plus vite, balancer des chaînes d’éclairs, des murs de feu et même débloquer le fait que les montres lâchent des objets. Comme dans un hack’n slash vous aurez une feuille de personnage où vous pourrez équiper un casque, des bottes, un bouclier, etc. Il y a plusieurs niveaux de rareté (gris, vert, bleu et orange pour le légendaire) et vous pourrez fusionner deux objets pour en obtenir une version améliorée. Cerise sur le gâteau, tuer des montres fera également monter une barre d’expérience qui vous permettra d’obtenir des bonus passifs (chance de coups critiques augmentée, plus de coffres…). C’est extrêmement addictif et c’est jouissif de voir tous les monstres se faire vaporiser à l’écran au fil des parties. La démo se termine par l’affrontement d’un boss. Vivement la sortie !


Assurément l’une des nouvelles tendances sur Steam. Le mélange entre survivors-like et jeu incrémental (voir aussi Bones and Coins, IncreKnight, Re:Blade), c’est la recette infaillible pour créer une nouvelle addiction. Si en plus celui-ci reprend une esthétique rappelant le premier Diablo, vous pouvez dire adieu à l’idée d’aller vous coucher tôt. Pour le reste, je laisse notre expert Bestio vous expliquer tout ça bien plus en détail.


IncreKnight

Qui n’a jamais rêvé de tuer un dragon ? C’est ce que propose IncreKnight… enfin la version finale car dans la démo vous devrez plutôt vous rabattre sur des rats, des squelettes et des gobelins. Le principe est simple, vous avez juste à déplacer votre petit chevalier à l’écran qui attaque automatiquement tout ce qui se trouve à portée. Les premières parties sont très courtes car au bout de quelques secondes le plafond de la pièce s’effondrera sur votre tête, mettant fin à votre quête de gloire. Mais pas de panique, ce sera l’occasion de dépenser toutes les pièces d’or récupérées dans un arbre de talents pour obtenir plus de dégâts, un temps de jeu plus long, la possibilité de lancer des boules de feu, etc. Il n’y a rien de vraiment très original, mais l’ensemble est correctement réalisé et donne envie d’enchaîner les parties pour débloquer les différents bonus et possibilités.


Lost Wiki: Kozlovka Demo

Détectives des internets, cette démo est pour vous ! Malgré sa beaucoup trop courte durée, Lost Wiki: Kozlovka Demo nous amène dans un wikipedia des années 95, dans un pays de l’Est, à élucider d’inquiétantes disparitions via des hyperlinks interposés. Du mystère, un gameplay simple mais efficace, une vibe bien rétro, c’est tout ce qu’on aime. À surveiller.


MIGHTREYA

Voilà le genre de démo que j’ai un peu lancé au pif sans vraiment savoir ce que j’allais trouver. MIGHTREYA est un peu foutraque à l’écran mais il propose un gameplay de superhéroïne contre des Kaiju qui marche incroyablement bien. C’est d’une patate folle et il arrive, tant bien que mal, à nous faire comprendre ce qu’on fait, même si on est absolument déboussolé par les plans de caméra « shonenesque » en tout genre et la quantité démesurée d’effets à l’écran. Probablement pas un jeu de l’année, mais suffisamment marquant pour taper un grand coup dans toutes les adaptations de manga.


Mio Aquaria

Mio Aquaria est un jeu de gestion d’aquarium pour chats avec tous les classiques du Tycoon pour gérer les attractions (ici construction des aquariums et aquascaping) et extorquer de l’argent à vos visiteurs (restaurants, boutiques de souvenirs, ATM, distributeur de boissons, etc). A priori cela pourrait paraître classique, mais énormément d’options diversifient le gameplay (choix des poissons, gestion de leur nourriture, de la température des aquariums, arbre des technologies, expéditions pour découvrir de nouveaux poissons ou végétaux pour orner vos bassins) et les développeurs nous en promettent bien plus. La démo est très généreuse avec une bonne heure de jeu, tout est trop mignon de la BO pop aux visiteurs félins demandant un panier pour pouvoir faire la sieste et aucun bug à signaler, c’est plus qu’encourageant.


MOLE

Un peu de Threshold par-ci, un peu de mouthwashing par-là, MOLE est un jeu d’horreur claustro, où vous naviguerez dans une espèce de grosse bertha du forage, à plus de 6000m de profondeur. Votre équipe a disparu, et entre deux séances de forage (qui demandent plusieurs étapes comme la détection de la pierre, trouver des coordonnées stables et adapter la rotation en fonction de la densité de la pierre) vous allez essayer de comprendre ce qui se passe dans cette station. La DA rétro marche trop bien sur moi, et sous ses airs de jeu PS2 se cache surtout un jeu qui fourmille de détails. Bonus : on peut s’allumer une clope, histoire de se la jouer mécano-darron.


Parasite Mutant

Bon, la référence à Parasite Eve pète la rétine, et le chara design de gooners aide pas trop, mais avec Parasite Mutant on a quand même un super exemple de RPG/Survival Horror, avec du tour par tour dynamique et une sorte de jauge ATB. C’est très cool à jouer, et la DA générale rend vraiment bien (surtout avec le filtre CRT, ça lui donne un cachet de fou). J’ai pas trop joué, bien trop envie de me mettre sur la version finale !


Parasite Mutant est un excellent exemple de RPG/survival horror rappelant assurément Parasite Eve. On est plongé dans l’aventure dès les premières minutes : la prise en main est immédiate et les combats, bien qu’en pseudo tour par tour, se révèlent particulièrement dynamiques. Je n’ai pas terminé la démo moi non plus, également parce que j’ai hâte de découvrir le jeu dans sa version finale.


People of Note

People of Note rappelle en partie la démarche de Fretless en cherchant à mêler JRPG et univers musical. Ici, pas de pixel art, mais un monde 3D plutôt joli et coloré où tout est construit autour de différents styles musicaux. Cette approche se reflète directement dans les combats au tour par tour, où les genres musicaux influencent l’efficacité de certains membres de l’équipe. Une mécanique de timing permet d’optimiser les attaques, mais on peut s’étonner de son absence pour la défense. À noter également un système d’équipement des compétences rappelant les matérias de Final Fantasy VII. Reste désormais à voir si le système de combat se révélera tactiquement suffisamment profond sur le long terme et si le scénario parviendra à maintenir l’intérêt.


Phonopolis

Je suis un amoureux des productions d’Amanita Design, donc forcement, je trépignais d’impatience de pouvoir mettre mes mains sur leur nouveau jeu, même si ce n’est qu’en démo. Le studio continue sur la voix des aventures interactives, où les puzzles disparaissent petit à petit pour laisser place à la créativité loufoque du studio pour montrer des scénettes afin de nous arracher un sourire. Et ça fonctionne toujours aussi bien !


Queen’s Domain

Queen’s Domain propose un dungeon crawler/RPG au style visuel 3D old school très réussi, porté par une direction artistique marquée. Ici, pas de groupe, on incarne un seul personnage, avec un gameplay évoquant davantage The Elder Scrolls III: Morrowind. Le jeu rappellera aussi King’s Field aux connaisseurs : dont je ne fais pas partie, il faut bien l’admettre. Quoi qu’il en soit, le level design de la démo est efficace, l’ambiance et l’exploration fonctionnent très bien, et les combats se montrent particulièrement exigeants.


Re:Blade

Oui, encore un jeu où on déplace le curseur pour éliminer les ennemis à l’écran, ça pullule vraiment ces derniers temps. Mais là je crois qu’on tient celui avec le plus de profondeur. C’est vraiment de la folie ce que propose Re:Blade. À première vue il n’y a rien de fou, graphiquement ce n’est pas génial, la 3D est même plutôt grossière, les terrains sont vides, etc. On lance une première partie, comme d’habitude ça se termine assez vite car le temps disponible est court, on investit les pièces d’or collectées dans l’arbre de talents, du classique je vous dis. Sauf que… au bout d’une dizaine de minutes les premiers ajouts apparaissent. Vous aurez le choix entre 3 armes (chacune avec un style de combat différent) qui pourront gagner peu à peu des bonus passifs (lancement de boules de feu, d’éclats de glace, saignement…). On se rend également compte qu’ici il ne suffit pas de déplacer le curseur à l’écran sans trop faire attention, car en fonction de l’orientation par rapport à l’ennemi les dégâts ne seront pas les mêmes. Si vous frappez dans le dos vous obtiendrez des bonus de critique alors que si vous êtes de face ce sera un coup à la tête. Ça pourrait s’arrêter là mais pas du tout. Non seulement l’arbre de compétences est immense, mais vous débloquerez par la suite un système de Chroniques qui vous donneront des bonus passifs à mesure que vous éliminez tel ou tel type d’ennemi, ainsi que des Reliques à équiper pour obtenir encore plus de puissance (et comme dans un hack’n slash il y aura des sets qui feront que plus vous en avez du même type et plus les bonus seront importants). Enfin, un dernier onglet permettra de personnaliser encore plus votre style de jeu en jouant sur les statistiques pour vous orienter vers l’assassinat ou les dégâts bruts par exemple. J’ai très très hâte d’en voir plus !


Replaced

Replaced est un narrative platformer à la Inside, mêlant phases d’infiltration et séquences d’action, avec un système de combat directement inspiré de Batman: Arkham Asylum basé sur la parade et l’esquive. Le véritable point fort reste son ambiance cyberpunk et sa direction artistique : le rendu 3D pixélisé, sublimé par des angles de caméra dynamiques, est tout simplement superbe. En revanche, le gameplay se révèle étonnamment lourd et le game designProcessus de création et de mise au point des règles et autres éléments constitutifs d'un jeu assez rigide accuse son âge, avec des contrôles contextuels stricts : impossible de tirer ou frapper hors des combats, ou de se baisser en dehors des phases d’infiltration.
On finit par s’y habituer, mais ces choix trahissent un long temps de gestation et donnent parfois l’impression d’un jeu moins moderne qu’il n’y paraît visuellement.


Je ne voulais absolument pas y croire, parce que le Cinematic Platformer est un genre qui à tendance à vite m’ennuyer ces dernières années. Mais Replaced est moderne dans bien des aspects : déjà, visuellement, c’est sublime. L’utilisation des éclairages est éclatante et donne une vraie patte visuelle à ce titre. Aussi, les combats sont très stylés et chorégraphiés. Je les ai trouvé très simples car basés sur le rythme (et les jeux de rythme, j’adore ça) mais je prendrai toujours plus de plaisir avec un jeu simple mais efficace que difficile et m’empêchant de progresser efficacement. Je reste néanmoins circonspect de l’aspect infiltration qui, je pense, risque d’être un poil rébarbatif. Wait & See ! Mais que c’est beau.


Scriptorium: Master of Manuscripts

Être une nonne virée de son couvent et forcée de vendre son art à des clients douteux, c’est une bonne situation ça ? Scriptorium: Master of Manuscripts répond positivement à la question avec des illustrations médiévales détaillées et un ton décalé très à propos. Le contenu bien que limité au niveau des parties d’illustrations utilisables dans cette démo permet déjà d’assouvir grandement sa créativité et on est vite pris au jeu de rajouter une plante par-ci, un vase par-là, un soleil ou un diable fourchu pour créer la plus belle œuvre possible, le tout sur fond de musique médiévale » bardcore » très agréable. On peut bien sûr personnaliser son scriptorium, fabriquer ses propres pigments à partir de plantes, l’ensemble est complet. C’est intuitif, créatif, original et augure que du bon pour la suite !


The Big Hollow: 1982

The Big Hollow: 1982 est un jeu d’investigation à l’ambiance particulièrement prenante et surprenante. Derrière son style cartoon trompeur se cachent des thèmes sombres, une écriture soignée et une bande-son qui entretiennent une tension malsaine tout au long de la démo. On y suit une enquête sur un potentiel tueur en série menée par une équipe de profilers du FBI dans les années 1980. Krams Design promet une expérience courte mais intense, et le moins que l’on puisse dire, c’est que ce premier aperçu donne terriblement envie d’aller plus loin.


The Eternal Life of Goldman

C’est si beau ! On atteint des niveaux de précision en 2D vidéoludique qui me semblent aberrants. Goldman est un explorateur qui, comme Picsou, peut frapper ses ennemis et activer des mécanismes avec sa canne. Il peut aussi rebondir et débloquer quelques éléments lui permettant de customiser cette même canne et accéder à d’autres pouvoirs. Tout est peaufiné comme aucun autre jeu ne le propose ou si peu. On est devant l’excellence de gameplay en termes de fluidité, de prise en main, de réponse. Et je voulais vraiment ne pas l’aimer : j’avais trouvé la présentation un peu prétentieuse et trop belle pour être honnête. Raté, c’est merveilleux et qui plus est, la démo nous montre que le jeu semble beaucoup moins linéaire qu’il n’y parait avec des archipels à visiter, des quêtes à accomplir et quelques allers-retours intelligents en prime pour une durée de vie appréciable. Je l’attends désormais de pied ferme ! Il m’a convaincu.


The Witch’s Bakery

J’en avais parlé dans mes attentes pour 2026 et je ne le regrette pas du tout ! Sorcière boulangère à Paris, The Witch’s Bakery vous propose de servir les gens, aussi bien gustativement qu’émotionnellement. Sans surprise, on retrouve tout ce qui fait le sel du cosy game narratif avec des personnages adorables qui seront ravis de vous raconter leur vie, une mascotte toute mimi, un aspect time management au niveau de la relation clients, la possibilité de décorer votre chez-vous, des mini-jeux de pâtisserie et une excellente dose d’auto-dérision sur ce jeu plus français que jamais (« Oui oui baguette » affiché sur le tableau, la sorcière en marinière, le choix de choisir d’utiliser chocolatine au lieu de pain au chocolat et ce n’est que la démo.) Étant montée à Paris du Sud-Ouest comme semble l’avoir fait notre héroïne Lunne, ce jeu me parle particulièrement et découvrir les environnements magnifiquement dessinés comme le Passage Verdeau, notre chemin de traverse français où j’adorais me balader IRL, est une véritable madeleine de Proust. À noter la fidélité à tous les aspects de la capitale : 30€ le croque-monsieur ? Pas de doute, on est bien à Montmartre. Tous les décors sont absolument somptueux, de même que la bande-son et l’animation n’est pas en reste. Sans surprise, je suis plus hypée que jamais et ravie de voir de belles propositions vidéoludiques made in France. Hâte de pouvoir parcourir plus en détail ce Paris de carte postale !


Underkeep

Underkeep propose un dungeon crawler old school visuellement très soigné, porté par de belles animations qui lui donnent réellement vie. Les combats se font au tour par tour avec la possibilité d’utiliser des compétences spéciales et des consommables. Rien de bien nouveau pour l’instant, mais la très bonne atmosphère, l’interface claire, et les quelques idées que l’on peut entrevoir laissent présager d’un titre très agréable à parcourir.


Vampire Crawlers

C’est Vampire Survivors (le vrai) en jeu de cartes. Voilà. Poncle est de retour pour jouer un sale mauvais tour à notre espérance de vie et notre organisation de la semaine puisque le jeu est aussi addictif que son aîné. Vous bougez en Dungeon Crawler à l’ancienne, à la première personne, et devez nettoyer des zones très connues des fans du premier jeu de tous les monstres dont elle est composée. Pour ça vous avez votre deck de cartes, des objets eux aussi bien célèbres, que vous pouvez envoyer sur l’ennemi contre du Mana. Au tour par tour, ce deck-building est moins stratégique qu’il n’y parait en première instance mais il se développe des meta très intéressantes. Et comme d’hab avec Poncle, le but c’est que tout explose à l’écran au bout d’un certain temps et qu’on débloque des objets, des cartes, des gemmes pour les améliorer, des personnages, des niveaux, des… Pfiou ! On va en passer des nuits blanches sur Vampire Crawlers ! Et pour les curieux, la progression de la démo jouable sera gardée sur le jeu final. Donc la drogue, bah, c’est maintenant !


C’est assez impressionnant de retrouver presque les mêmes sensations que dans Vampire Survivors avec un dungeon crawler deckbuilder. Visuellement, le jeu est très réussi avec un effet 3D rappelant le mode 7 (les anciens comprendront), et il suffit d’une seule partie pour saisir tout le potentiel addictif du titre.


Wax Heads

Terriblement charmé par Wax Heads, où je peux pleinement devenir ce conseiller musical dans un vieux disquaire, cherchant ce qui se fait de mieux pour la personne en face de moi. Il est assez déstabilisant d’essayer de trouver la perle rare pour un client en se basant exclusivement sur le vinyle et ce qu’il y a écrit dessus (il y a un jukebox avec quelques vinyles à écouter mais pas toute la discographie), mais je me suis retrouvé à lire chaque description de ces groupes fictifs et à donner le bon vinyle à la bonne personne assez instinctivement.


La coolitude à l’état pur. Une bande-son in-game vraiment sympa, une critique du show biz, des collègues disquaires alternatifs tous aussi atypiques qu’amicaux, plein de bons sentiments et la menace classique de la fermeture qui nous fera tous se serrer les coudes, on part sur un vrai hommage à la scène punk / rock. Ajoutons à cela un bon gameplay de recommandation de vinyles façon Tiny Bookshop pour les anars et ça va direct dans la liste de souhaits !


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