EMUUROM

EMUUROM, le métroidbrainia sur disquette

EMUUROM, le métroidbrainia sur disquette

Avec son esthétique résolument rétro, aussi bien dans ses visuels que dans son habillage sonore, EMUUROM intrigue immédiatement. D’autant plus avec le concept proposé : un métroidvania centré presque exclusivement sur la connaissance, où la progression repose avant tout sur votre compréhension du monde et des règles qui le régissent. Dans le milieu, on appelle ça un Métroidbrainia

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Dans EMUUROM, vous incarnez un personnage explorant l’ancien monde paradisiaque d’EMUULEHTO avant qu’il ne soit perdu à jamais, touché de plein fouet par une comète. Votre objectif initial sera de retrouver les admins, gardiens des seals qu’il vous faudra ouvrir pour accéder à de nouvelles zones dans le plus pur style du Métroidbrainia. Et ici, votre principale arme, c’est votre cerveau. 

Un Métroidbrainia, pour résumer simplement, reprend la structure d’un métroidvania classique, sauf qu’au lieu de débloquer de nouvelles capacités ou objets, ce sont vos découvertes et votre compréhension de l’univers du jeu et de ses règles intrinsèques qui vont vous permettre de passer les obstacles et de découvrir de nouveaux chemins. Le meilleur exemple reste surement Outer Wilds où seule la connaissance persiste réellement entre les boucles temporelles. On pourrait aussi citer l’excellent The Golden City ou encore des titres un peu plus hybrides avec le non moins superbe Tunic

Contrairement à ce dernier, EMUUROM fait le choix de s’axer exclusivement autour de la découverte et l’expérimentation. Pas de combats donc, vos seules actions possibles sont de sauter et d’utiliser votre scanner pour analyser la faune et la flore locale. Et de fait, pas de possibilité de mourir non plus. N’allez pas pour autant penser que le jeu est simpliste ou facile, dans les faits, c’est tout l’inverse.

Vous en conviendrez, mais vu la nature du jeu, il m’est impossible de vous décrire en détail les possibilités offertes par le titre de borbware. En effet, le plaisir du jeu repose énormément sur ces moments où l’on comprend soudainement une règle cachée du monde… avant de réaliser dans un gros facepalm qu’on aurait pu utiliser cette mécanique depuis le tout début et que ça nous aurait bien simplifié la vie ! 

Car en lui-même, le gameplayOu « jouabilité » en français, fait référence à la façon dont le joueur interagit avec un jeu vidéo. se présente de façon très classique. On explore des écrans fixes en 2D, chacun possédant son lot d’obstacles, de passages secrets et de nouvelles créatures, les EMUUROs, à scanner en le dirigeant avec le stick droit. Rien à redire là-dessus, c’est simple et très efficace. Attention cependant, si tout est basé sur la connaissance, ça ne signifie pas qu’il ne vous faudra pas de skill pour mettre en œuvre votre apprentissage. Néanmoins, on reste très loin de la difficulté punitive d’un Celeste ou Super Meat Boy

Dans son ensemble cependant, le tout est incroyablement bien fichu et addictif. Très rapidement, on se retrouve avec des tonnes de pistes à explorer, de créatures à scanner et de règles à comprendre. Il y a des passages cachés et des raccourcis absolument partout, au point qu’on perd facilement toute notion du temps. Pour ma part, mes premières sessions ont toutes dépassé les quatre heures sans que j’aie envie de lâcher la manette des mains. 

Le revers de la médaille, c’est que plus l’on progresse et que l’on approche de la fin, moins on a de choses à découvrir, et on se retrouve alors davantage confronté aux derniers obstacles à surmonter, et la possibilité de se retrouver bloqué. La navigation entre les écrans est souvent assez confuse, et Il vaut mieux avoir une bonne mémoire pour se rappeler précisément comment accéder à certaines zones, et il arrive régulièrement de tourner un peu en rond en cherchant son chemin ce qui peut devenir un peu frustrant. Quelques raccourcis supplémentaires n’auraient pas été du luxe. 

Rien de réellement rédhibitoire cependant. Car malgré quelques moments de flottement, EMUUROM reste une expérience particulièrement réussie pour quiconque apprécie les jeux du genre. D’autant plus que découvrir tous les secrets et atteindre la bonne fin devrait vous occuper un bon moment !

Pour la partie technique, notez que le jeu est développé sur la TIC-80 fantasy console. Une solution open-source permettant de créer et de jouer à des jeux au style rétro. Je vous laisse en découvrir plus sur leur site si vous souhaitez en apprendre plus.

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CactusSinger
Le métroidbrainia de borbware est indéniablement une excellente surprise. Derrière son apparence simpliste – le jeu tiens sur 3.9 Mo d’espace disque ! – se cache une grande richesse de game designProcessus de création et de mise au point des règles et autres éléments constitutifs d'un jeu. Attendez-vous à faire face à de nombreux secrets, chemins cachés et obstacles à surmonter. À tel point qu’il en devient vite addictif, d’autant que votre seul atout restera votre compréhension et connaissance des règles régissant l’univers d’EMUURON, et chaque découverte se ressent comme une petite victoire. À condition, évidemment, de ne pas être allergique à son esthétique rétro très assumée. 
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