Retour sur 2025

Retour sur 2025

On vous a parlé de notre top 3 global, sans contrainte, maintenant, on aimerait vous parler des jeux un peu plus intimistes, qui riment vraiment avec l’indépendant, et que vous n’avez peut-être pas vu passer dans la masse de jeux présents cette année 2025.

Top 3 des Potits Jeux de 2025

Côté indé, on retrouve mes deux sélections GSS de l’année Cabernet et Tiny Bookshop : l’un pour un excellent jeu de vampire slave avec des choix draconiens, des pouvoirs trop cools et une belle critique de la société du 19e siècle, l’autre pour un vis-ma-vie de libraire itinérant tout cosy et un excellent gameplayOu « jouabilité » en français, fait référence à la façon dont le joueur interagit avec un jeu vidéo. de recommandation ayant parlé à mon petit cœur de bookstagrameuse. Pour finir, ce sera Strange Antiquities dont je vous parlerai prochainement et qui comme son prédécesseur Strange Horticulture cultive (ha ha) une ambiance lovecraftienne automnale parfaite, une gestion de boutique d’antiquités tout sauf poussiéreuse et un nouveau chat à caresser bien sur !


On continue parmi la pléthore de Point & ClickSous genre du jeu d'aventure graphique popularisé dans les années 80s/90s, généralement contrôlé à la souris. de cette année avec l’un des titres que j’attendais le plus, The Drifter. Autant dire qu’il n’a pas déçu. Ce trépidant thriller narratif dystopique suit un homme qui semble incapable de mourir. Deep Sleep: Labyrinth of the Forsaken surprenant par son mélange de survival horror et de Point & Click rempli à ras bord de bonnes idées. Porté par un joli pixel art et une ambiance prenante, il mérite sa belle sélection GSS. Enfin, bien qu’il y ait beaucoup d’autres candidats, j’avais envie de mettre en avant The Lacerator. Un survival horror parodique complètement barré où vous incarnez un acteur de film X des années 80 enlevé par un méchant à mi-chemin entre Freddy Krueger et Jigsaw de Saw. Non seulement les amateurs de série B seront amplement satisfaits, mais il propose en plus un intéressant système de chemins différents (comprenez des niveaux entiers ainsi que des fins) offrant une vraie rejouabilité. C’est sans doute la critique la plus déjantée que j’ai eue à écrire.


Je pense que l’on ne peut pas faire plus petit jeu que Spilled! : se boucle en 45min, propose une aventure amusante et variée, le tout dans une atmosphère très cosy dans laquelle on se bat contre le capitalisme. Dawnfolk est quant à lui un city builder minimaliste tout aussi cosy, même s’il fait un peu noir. Enfin, pour secouer tout ça, Crown Gambit vient mettre des tartes à tout le monde dans ce RPG deckbuilder sur fond de mythologie bretonne et à la direction artistique incroyable.


Côté indé, la cuvée 2025 ne fut pas avare en belles trouvailles. Mes premières pensées vont à la détective au look grunge Kathy Rain, qui signe un retour pour le moins attendu par les fans, puisqu’il survient neuf ans après la sortie du premier opus. Cette fois-ci, notre motarde préférée se lance dans une enquête bien ficelée, qui mêle meurtres macabres et paranormal.
Dans le genre macabre, The Drifter n’est pas en reste, avec son héros qui revient sans cesse à la vie, après avoir expérimenté 1000 (atroces) manières de mourir. Au menu, un thriller dystopique trépidant, mis en valeur par un pixel-art fabuleux, qui retranscrit à merveille l’ambiance résolument pessimiste du titre.
De loin le moins abouti de ce top, Fading Serenades reste un joli petit jeu pour qui cherche à passer un moment feel-good, en compagnie d’un postier redonnant vie à une île sur le déclin.


Avec sa bande-son et son concept de running musical, Antro m’a procuré des sensations à part. Je salue donc cette belle proposition en le classant en tête des potits jeux. Vient ensuite Stick It to the Stickman, un titre original et particulièrement réussi qui parvient à procurer efficacement pas mal de diversité. Enfin, Laser Dance est un titre VR qui a su exploiter avec force la réalité augmentée. Un exemple du genre dont j’aurai l’occasion de reparler très bientôt.


Il serait quasi inutile de vous parler de Peak et de pourquoi c’est bien, tellement le jeu a été un carton sur Internet et un pic (vous l’avez ?) des jeux de grimpette en coopération. Mais je suis absolument content qu’il existe, notamment parce qu’au milieu de toutes ces histoires de rachats à plusieurs milliards et de licenciements en boucle, l’histoire du développement de Peak nous rappelle qu’il suffit parfois d’apporter du soin et avoir un bon entourage. De l’autre côté, la Deconstructeam m’a encore mis une baffe sur Many Nights a Whisper, en me proposant une séance de psy pour 3€, bien joué à eux. Pour finir, ce fut probablement mon dernier jeu de l’année donc je suis sûrement biaisé, mais ROUTINE a été annoncé en 2012 et s’en est suivi tout un tas de problèmes en interne. Après un contrat avec Raw Fury (ouiii bon c’est pas tout à fait indé je sais), les développeurs ont pu repartir de 0 et proposer une expérience horrifique dans l’espace particulièrement convaincante, dont je parlerai dans ces colonnes d’ici peu.


While Waiting est un jeu sur l’attente, il s’amuse à nous faire croire qu’agir pour essayer d’améliorer la situation est la chose à faire, alors qu’en fait, il suffit d’attendre… Mais si on ne fait qu’attendre on passe à côté du jeu, et de la vie ? Mika and The Witch’s Mountain, de son côté est une petite fable sur l’apprentissage et la fin de l’enfance. et Peak, bon ben c’est Peak, un jeu multijoueur complètement con mais terriblement accrocheur…


Si Rift est evidemment une petite tuerie musicale comme on l’attendait, LEGO Voyagers est mon jeu coop de l’année le plus adorable, malin, et surtout pas prétentieux ni quelconque (contrairement au très mauvais Split Fiction). The King is Watching par contre c’est addictif et trop malin, trop addictif et malin, je ne sais pas comment le dire. Trop addictif ET trop malin ? Oui c’est ça.

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