Island Restoration

Rab en Vrac #9, des chaussettes à moustache, du rétro, de l’éco-sensibilité et du défoulage.

Rab en Vrac #9, des chaussettes à moustache, du rétro, de l’éco-sensibilité et du défoulage.

Oui, quand il y en a plus, il y en a encore. L’actualité JV étant de plus en plus riche, les membres de la rédaction lancent cette chronique afin de vous proposer, au format mini, différents contenus à picorer pour ne rien rater Tout ce qui ne demande pas obligatoirement une page dédiée. Pas de rendez-vous à dates fixes pour l’instant, mais un nouveau numéro arrivera régulièrement en fonction de l’actualité et de la disponibilité de la rédaction.

N’hésitez pas à nous faire part de ce que vous en pensez ou ce dont vous souhaiteriez y voir apparaître dans les commentaires, sur le Discord GSS, ou via Bluesky.

De nouveau beaucoup de critiques pour ce numéro, mais pas que !
On espère que ça vous plaira.

Niouzes – Coup de projecteur

🐸Téma Les Jeux

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Théo Dezalay, que l’on a aussi connu pour l’émission cRPG« Jeu de rôle sur ordinateur», un terme se rapportant aux jeux de rôle occidentaux pour les séparer des JDR sur table, et en opposition aux RPG japonais. Quêtamine et comme journaliste chez CPC sous le pseudo Izual, propose tous les vendredis une newsletter jeu vidéo mettant en avant… les jeux, tout simplement. Téma Les Jeux est un excellent récap des sorties, accès anticipés et démos du moment, sélectionnés et commentés dans un format rapide. Un excellent moyen de rester au courant des nouveautés dans la véritable jungle des sorties et de découvrir la perle rare que vous auriez pu rater.

L’inscription à Téma Les Jeux est complètement gratuite, il suffit de s’inscrire sur le site : https://www.temalesjeux.fr/.
Vous avez également la possibilité de soutenir le projet financièrement et d’avoir accès à d’autres newsletters, si vous appréciez le contenu.

Téma Les Jeux
Téma Les Jeux

Mini-critiques

SiN Reloaded

Sorti en 1998 une dizaine de jours avant le bulldozer Half-Life, ce qui est quand même un joli timing raté pour ce titre, SiN est un quake-like. Oui, vous n’aviez pas lu ce terme depuis longtemps et pourtant c’est bien de ça qu’il s’agit : un FPS façon Quake qui avait beaucoup à proposer mais n’a pas eu le temps de profiter de son aura. 28 ans plus tard, il y a un moyen qu’on lui confère quelques jolies et moins jolies choses, mine de rien. Pour commencer : j’ai terminé le jeu en 4 h, chose que je n’avais pas réussi à faire enfant, et rien que pour ça ce fut une belle madeleine de Proust, mais surtout : le jeu fonctionne. C’est vraiment un bon quake-like, de bonnes armes, de bonnes sensations, un level design intéressant et plein d’idées originales. On peut faire du quad, utiliser un transpalette, se transformer en monstre le temps d’un niveau, aller sous l’eau et tirer au harpon, etc. Là où le jeu est moderne pour son époque, c’est dans ses quêtes secondaires qui pour certaines changent votre histoire (de quelques lignes de dialogue et finalités hein, on n’est pas non plus devant Detroit: Become Human). Pour l’époque c’était super et aujourd’hui, je ne peux que le conseiller. Son scénario à la « Dr. Moreau » (comme 80 % des FPS de l’époque jusqu’à Far Cry premier du nom) est aussi plutôt enthousiasmant à redécouvrir de nos jours. Le travail de Nightdive sur ce remaster est exceptionnel : tout est lissé, 4K, widescreen, avec un mode Facile bienvenu, et l’extension Wages of Sin est incluse dans le jeu pour 2 heures de plaisir supplémentaire.

SiN est donc largement conseillable, sauf pour UNE chose : sa grande méchante, Elexis Sinclair. Cliché de la femme fatale des années 1998, elle fera grincer des dents aujourd’hui, et à raison. Au-delà de l’hypersexualisation de son personnage, de la présence très vieillotte de calendriers érotiques à tous les étages, on ira jusqu’à un niveau de fin où pirater des caméras pour voir Elexis « se faire du bien » dans son bain était quelque chose de fun pour l’époque. Drastiquement problématique de nos jours. Je passe sur la visite de son bureau où on a le droit à des chibres géants animés, des posters érotiques et un gros plan sur des couilles en 8 bits : c’est vraiment le délire fou d’une bande de 10 mecs derrière leurs ordis qui avaient besoin de terminer ce jeu coûte que coûte et ça se voit. On y viendra donc pour l’expérience de jeu, vraiment superbe, et pour la pilule de rappel que définitivement, non, ce n’était pas mieux avant.

Island Restoration

Island Restauration fait partie de ces washing games (si si c’est un genre !) relax, dans la lignée du boulevard ouvert par le génial PowerWash Simulator. On y ajoute ici une petite vibe écologique, puisque l’on se retrouve sur une planète dévastée par la pollution (toute ressemblance avec une planète existante est fortuite) et que l’on décide de venir nettoyer soi-même de petites îles.

Plusieurs activités sont proposées via différents outils, dont certains sont à débloquer dans un arbre d’amélioration en dépensant les points gagnés lors des missions. En vrac, on peut ramasser les déchets échoués sur la plage et les trier dans les bonnes poubelles, utiliser un pistolet à eau industriel que l’on recharge à l’eau de mer pour donner une seconde jeunesse aux arbres et aux plantes ou nettoyer certaines statues, mais aussi creuser, piocher et surtout venir en aide à d’adorables animaux bien en peine dans ces environnements crasseux.

Certes, le jeu se montre parfois un peu imprécis, notamment lorsqu’il s’agit de nettoyer certaines surfaces, loin de la satisfaction procurée par la justesse d’un PowerWash Simulator. Surtout, les activités deviennent au bout d’un moment plus laborieuses que relaxantes lors de longues sessions. Il compense toutefois par une très bonne idée de progression visuelle. Alors qu’au départ tout est gris et triste, ciel inclus, on observe un retour progressif des couleurs au fur et à mesure de notre progression. Et il faut le dire, il n’y a pas de plus belle récompense que de voir un magnifique coucher de soleil sur une île toute propre et désormais paradisiaque. Bon, ça et de quoi améliorer son équipement…

Island Restauration réussit donc son postulat de départ, en se voulant surtout chill et mignon. On le recommandera toutefois plutôt pour de courtes sessions, histoire d’éviter la lassitude : le temps d’une île, avec un bon livre audio dans les oreilles par exemple.

Island Restoration
Island Restoration
Island Restoration

Sockpuppet Noir

Débarqué de nulle part dans mon algorithme de sorties Steam – forcément, avec des Tags comme Detective, Noir et Investigation – Sockpuppet Noir m’a tout de suite fasciné. Difficile de rester de marbre devant cette magnifique marionnette-chaussette vêtue d’un imper et d’un Fedora.

Le concept est assez simple : un jeu d’aventure à mi-chemin du Visual Novel, dans la veine de Chicken Police, mais avec des chaussettes. Et si le titre de LizardFactory est porté sur la comédie, il n’en oublie pas pour autant son ambiance de polar noir, elle aussi très réussie. C’est justement ce mélange de styles a priori incompatibles qui fait tout son charme et permet à l’humour d’être souvent inattendu et de faire mouche, avec une touche d’absurde et, évidemment, les blagues inévitables sur le champ lexical de la chaussette.

Le jeu propose trois enquêtes indépendantes d’environ deux heures chacune. Les histoires sont intéressantes et les personnages étonnamment bien définis. C’est franchement impressionnant d’avoir réussi à insuffler autant de personnalité et de vie à de simples marionnettes-chaussettes, toutes dotées d’un design bien à elles. Seul le doublage est inégal et sonne parfois un peu amateur, mais reste tout à fait convenable dans l’ensemble.

Petit coup de cœur pour ce “petit” jeu indé, dont j’espère bien voir une suite mettant évidemment en scène la fameuse archiduchesse et ses chaussettes.

Sockpuppet Noir
Sockpuppet Noir
Sockpuppet Noir

Aerolicious

À une époque où les jeux de rangement sont un succès fou, Aerolicious vient prendre un contre-coup intéressant. Il est surtout question de nettoyer ce fantastique décor très inspiré du Frutiger Aero (et de Windows XP) envahi par un gigantesque monolithe fait de petits cubes. Tel un casse-briques géant en 3D, on ira lancer des petites boules qui feront disparaitre petit à petit ces cubes. Si le but est de nettoyer, il passe nécessairement par le besoin de créer le chaos, avec ces cubes qui rebondissent et s’éparpillent de partout au fur et à mesure qu’on détruit la structure. Pendant cette tâche (qui vous prendra 1h environ), vous pourrez améliorer vos capacités, avec un système de jeu incrémental, mais aussi en achetant des boules spéciales, qui explosent ou se divisent. Le but au final étant d’être le plus efficace et, même si on devient rapidement trop puissant, le jeu entier est tenu par un effort incroyable sur les feedbacks. Le bruit des billes qui rebondissent ou des cubes qui explosent, les animations qui reprennent l’élasticité propre aux années 2000, il y a un vrai travail artistique pour satisfaire le joueur au maximum de ses actions.

Serious Sam Shatterverse

Vous vous êtes déjà endormi en jouant à un FPS ? Si la réponse est négative c’est que vous n’avez peut être pas joué à Serious Sam Shatterverse. Le principe semble pourtant sympathique, un rogue-lite shooter en multijoueur, où on contrôle « des » Serious Sams contre des vagues d’ennemis dans des décors générés aléatoirement. Les niveaux regorgent de petite monnaie, de petits bidules à collectionner et de tonnes d’ennemis arrivant par vague, à assaisonner à coup de pétoires trouvées aléatoirement dans une liste qui grossirait à chaque amélioration achetée. Malheureusement, le jeu souffre d’un syndrome du rompiche exacerbé. Les blocs de niveaux sont redondants extrêmement rapidement, les ennemis sont soit super fragiles soit des sacs de point de vie, et les armes sont soporifiques au posssible : aucune sensation de tir, aucun recul, y a juste le fusil à pompe qui est presque satisfaisant. Si on ajoute à cela le système de progression d’une lenteur gastéropodique qui force à se retaper encore et encore les mêmes premières zones pour débloquer quelques bidules vaguement intéressants (dont les Sams qui ont chacun une super attaque nulle différente). Reste une VF sympathique, servant des blagues pas forcément inspirées mais qui sont la seule véritable qualité surnageant cet océan monotone. Le jeu est cependant mis à jour régulièrement, mais il faudrait une refonte totale du gamefeel pour le rendre intéressant et c’est un trop lourd chantier à mon avis.

Démos et Merveilles

COP BASTARD

Si la filmographie de John Woo fait partie de votre culture, laissez-moi vous parler de COP BASTARD, un FPS bien rétro dans lequel vous allez affronter une armada de yakuza en costard avec un panel d’armement. Très classique en soi, le jeu est surtout remarquable par son visuel, avec ce low poly qui dégueule d’effets à l’écran et de particules en tout genre. Fun mais loin d’être simple non plus, la démo a son lot de difficultés et vous demandera, certes, d’être constamment en train de tirer en mouvement, mais aussi d’utiliser le décor à votre avantage si vous ne voulez pas finir criblé de balles en deux secondes. Il vous manque un peu de PV ? Écoutez, il suffit de cracher sur le cadavre des yakuza pour en retrouver quelques-uns. Pratique, non ?

Aperçus et accès anticipé

Pixel Washer

Dans Pixel Washer, vous incarnez un petit cochon tout mignon qui adore la propreté. Alors, quand il commence à tout nettoyer chez lui, il se fait mettre à la porte par ses colocs comme un malpropre ! Il en faudra plus pour le décourager : le voilà qui ouvre sa petite entreprise, s’arme de son nettoyeur haute pression et se lance à l’assaut des juteux contrats de nettoyage. La propreté, ça doit ruisseler !

Le concept est simple : c’est PowerWash Simulator dans un jeu RPG Maker. On choisit une mission, on nettoie la saleté à coups de jets d’eau jusqu’au dernier pixel, puis on utilise l’argent récolté pour améliorer son équipement et sa boutique… Rincez et recommencez, comme on dit.

Il est possible de mettre temporairement en surbrillance la crasse restante, mais attention, chaque activation est payante… du moins au début. On trouve aussi plusieurs types de nettoyeurs, qui ont des modes de tir différents (jet, gouttelettes…) ainsi que des forces et des faiblesses contre certains types de crasse. Sachant que le nombre de nettoyeurs que l’on peut emporter en mission est limité par la capacité de son véhicule, à vous de bien choisir. En mission, il faut faire attention à ne pas marcher partout après avoir mis les pattes dans la boue. On peut aussi trouver de l’argent ou des collectiblesObjet d'inventaire devant être collectionné. cachés derrière certains objets.

Certes, le jeu est forcément répétitif, mais les missions sont courtes (5 à 10 minutes) et on se retrouve vite à se dire « allez, encore une petite ». Le système d’amélioration progressive de l’équipement donne aussi quelques objectifs à atteindre. Un jeu mignon (on peut faire groin) et relaxant, qui propose déjà un bon contenu pour un accès anticipé. Et nous offre même une référence à Arrested Development. OINK !

Pixel Washer
Pixel Washer
Pixel Washer

À bientôt pour le prochain numéro !

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