Security 51

Rab en Vrac #6, des créatures, du rétro, de l’addiction… le définition de GSS ?

Rab en Vrac #6, des créatures, du rétro, de l’addiction… le définition de GSS ?

Oui, quand il y en a plus, il y en a encore. L’actualité JV étant de plus en plus riche, les membres de la rédaction lancent cette chronique afin de vous proposer, au format mini, différents contenus à picorer pour ne rien rater Tout ce qui ne demande pas obligatoirement une page dédiée. Pas de rendez-vous à dates fixes pour l’instant, mais un nouveau numéro arrivera régulièrement en fonction de l’actualité et de la disponibilité de la rédaction.

N’hésitez pas à nous faire part de ce que vous en pensez ou ce dont vous souhaiteriez y voir apparaître dans les commentaires, sur le Discord GSS, ou via Bluesky.

Episode #6

La période étant très riche en sorties, nous sortons pour l’occasion un numéro principalement centré sur les critiques. On espère que vous trouverez votre bonheurs parmi les différents styles de jeux abordés !

Niouzes – Coup de projecteur

RetroSpace

Bien loin des jeux d’aventure qui ont fait leur renommée (Chicken Police en tête), The Wild Gentlement avait pris tout le monde à contre-pied en annonçant RetroSpace, un immersive sim rétro futuriste dont la démo nous avait fait forte impression, rappelant l’excellent System Shock Remake. Une date de sortie vient d’être annoncée, accompagnée d’un tout nouveau trailer pour l’occasion.

RetroSpace sortira donc, sous l’effigie de l’éditeur britannique Kwalee, le 1er octobre 2026, sur PC via Steam, PlayStation 5, Xbox Series X|S et Nintendo Switch 2. Une période qui s’annonce dores et déjà bien remplie !

Caractéristiques principales :

  • Une histoire sombre, humoristique et riche en narration pour une « satire spatiale disco-futuriste », avec son lot de rebondissements.
  • Des éléments d’immersive sim : choisissez votre façon de résoudre les problèmes et de surmonter les obstacles. Tirez parti de la lumière et de l’ombre, attirez les ennemis dans des pièges, piratez les tourelles et les postes de sécurité, découvrez des passages secrets et créez des diversions.
  • Des mutations (Mutamods™) à votre disposition pour agrémenter votre expérience de jeu de tir furtif de super-pouvoirs. ATTENTION : de grands pouvoirs impliquent de grandes responsabilités (et des effets secondaires inattendus).
  • Une esthétique rétro modernisée, avec des graphismes low-poly imprégnés de l’ambiance et de l’univers rétro-futuristes des années 60 et 70.
  • Une conception des niveaux interconnectée façon MetroidvaniaUn sous-genre axé sur une non-linéarité guidée et une exploration basée sur l'utilité., ainsi qu’un système de mort et de renaissance riche de sens, avec une touche unique.
RetroSpace
RetroSpace
RetroSpace

Honeycomb: The World Beyond

Le jeu de survie-exploration-construction Honeycomb: The World Beyond annonce sa date de sortie au 08 septembre 2026, avec la sortie d’une démo jouable sur Steam disponible dès maintenant pour vous faire une idée.

On est tout de même très curieux de voir ce que va donner de ce Subnautica-like sur terre… Surnautica ? Supernautica ?

Fonctionnalités :

  • Explorez l’inconnu – chaque recoin de Sota7 abrite des biomes variés, avec différentes plantes et animaux à découvrir. Explorez, laissez la curiosité guider vos pas !
  • Réveillez le bio-ingénieur qui sommeille en vous – vous êtes à la fois observateur et créateur. Découvrez et expérimentez avec de nouvelles espèces pour révéler leur potentiel.
  • Découvrez la synergie entre nature et science – croisez différentes plantes et différents animaux grâce aux mécaniques de bio-ingénierie.
  • Construisez votre base idéale pour survivre et mener vos expériences. Rassemblez des matériaux et aménagez votre propre refuge, une oasis au cœur d’un monde étranger.
  • Aménagez votre laboratoire – le cœur de votre base est un laboratoire où vous pourrez expérimenter à partir des échantillons collectés.
  • Trouvez les richesses cachées – Sota7 est un endroit unique, mais aussi particulièrement hostile. Vous devrez toujours être à l’affût de meilleures ressources.
  • Survivez à tout prix – affrontez les défis à venir avec courage et tentez de survivre dans le monde inconnu de Sota7.
Honeycomb: The World Beyond
Honeycomb: The World Beyond
Honeycomb: The World Beyond

Mini-critiques

Voidling Bound

C’est terrible de voir Voidling Bound seulement en « Rab en Vrac » parce que je vous jure d’emblée que c’est un bon jeu et qu’il mérite qu’on écrive un roman sur son cas, mais… je n’ai aucune inspiration véritable tant son seul défaut, la répétitivité de sa boucle de gameplayOu « jouabilité » en français, fait référence à la façon dont le joueur interagit avec un jeu vidéo., est aussi sa plus grande qualité. Je m’explique.

Dans une histoire très bien scénarisée avec des personnages franchement convaincants, vous découvrez que vous pouvez prendre possession de créatures pour partir en mission sur des planètes. Ces missions sont soit de la destruction d’ennemis, soit de la fouille pour trouver des ressources, soit très souvent les deux ensemble. À chaque excursion, même si vous perdez (le jeu est assez simple tant que vous n’avez pas fini l’histoire), vous revenez avec des ressources qui vous permettent d’améliorer l’ADN et donc les compétences de vos merveilleuses bestioles. Et mieux encore : vous pouvez les faire évoluer selon des chemins très différents les uns des autres. C’est un jeu complet, passionnant, de ces jeux que vous lancez et qui vous mangent toute une nuit à relancer mission sur mission en mode frénésie jusqu’à maxer votre créature à fond. On chope des œufs, on accouple les bestioles, on devient le Dr Moreau à vouloir la meilleure des créations et vraiment : c’est génial. Mais de là à en dire davantage, désolé, je ne vois pas. Jouez-y si vous aimez Monster Hunter et Spore : surtout que le endgame est passionnant !

FEED IT

Voilà un jeu que je ne peux pas conseiller les yeux fermés, mais dont l’existence est importante. FEED IT parle de sujets sensibles comme l’emprise, la faim forcée, les relations abusives, la boulimie, etc. Vous êtes dans un salon, il fait sombre, tout est sale et un gigantesque porc-humain vous demande de le nourrir en vous insultant et vous rabaissant. Vous voilà à crapahuter partout dans une maison labyrinthique pour trouver de la nourriture. Il y a évidemment tout un tas de symbolique forte derrière ce besoin urgent de nourriture de la part du gros porc dans le salon, ne serait-ce que le dévouement envers l’autre pour ne pas finir blessé, voire tué. Le jeu vous laissera quand même toujours le choix de manger ou d’être mangé, de quoi débloquer plusieurs fins pour ce titre qui se finit en quelques heures, tout au plus. Avec son low poly PS1, FEED IT a en plus l’audace de proposer une ambiance d’horreur terrifiante avec son sound design et ses nombreuses idées de mises en scène qui vous scotcheront sur place. Un must-have de l’horreur indé, mais allez-y en étant conscient des sujets abordés, il faut des forces pour s’y plonger et un bon repas ne sera pas forcément suffisant !

ReStory: Chill Electronics Repairs

Ça fait longtemps que je n’avais pas joué à travailler et ReStory est le parfait petit jeu pour venir chatouiller mon cortex préfrontal ! On tient une petite boutique de réparation électronique, au début des années 2000, au Japon. On commence petit en réparant des Pokia 3310 ou des Nony PMP *wink wink* avant de s’attaquer à de plus gros morceaux (genre un appareil photo ou un chien robot). J’allais au début reprocher le côté trop répétitif des réparations, entre celles qu’on accepte par Internet et celles que le scénario nous impose, je ne sais plus combien de fois j’ai monté et démonté cet Atari 2600. Mais la répétition est là pour que vous puissiez tout faire les yeux fermés, car vous allez devoir faire des concours de montage pour faire des top chrono et être le plus grand réparateur électronique du Japon. Si je ne devais faire qu’un reproche, ce serait tout ce qui touche à l’histoire, ce n’est pas très intéressant, ni bien écrit (mais ça se moque des Gaijin donc je prends). Mais dans la mesure où ça ne brise pas le fun, je conseille complètement ReStory à quiconque a un jour démonté sa console pour la pucer ou la nettoyer, ça vous rappellera des souvenirs !

Karma Keepers

Karma Keepers est un jeu incrémental très sympa dans lequel vous allez sauver des âmes errantes pour en faire des gardiens. Elles se mettront alors à prier et la foi générée vous permettra d’acheter de multiples améliorations : plus d’âmes dans votre royaume, plus de statues, nouveaux types de fidèles (collecteurs, dévots, guerriers…), plus grande capacité de stockage, etc. De temps en temps, des vagues de corruption déferleront sur votre monde et vous devrez alors cliquer sur vos âmes pour les garder du bon côté, et des démons attaqueront également votre paisible royaume. Les différentes mécaniques et possibilités sont introduites de façon fluide, offrant une progression vraiment agréable. Vous pourrez ensuite débloquer le karma, les miracles, et une fois que vous commencerez à stagner, il sera l’heure d’utiliser la renaissance divine pour repartir à zéro en bénéficiant de nombreux avantages. C’est assez difficile de décrocher, il y a vraiment ce petit goût de « allez, encore 10 minutes, je débloque cet avantage et j’arrête… ouais, je sais, j’ai déjà dit ça il y a 1h ». Si vous aimez le genre, foncez ! En plus c’est vraiment satisfaisant de ramasser toutes les petites flammes au sol une fois que la partie est bien avancée.

Karma Keepers
Karma Keepers
Karma Keepers

Tiny Monster Haven

Alors que les desktop idle games sont plutôt prolifiques, Tiny Monster Haven tente de se faire une place avec un prometteur mélange de Pokémon et de Stardew Valley. En bas de votre écran se trouve votre terrain, d’abord limité, mais extensible moyennant finance (in game). À vous de l’aménager en organisant votre jardin afin de gagner de l’argent à chaque récolte, ainsi que des ingrédients.

En parallèle, vous choisissez d’abord l’une des trois créatures de départ, puis pourrez acheter des œufs de poke… euh, de monstres de poche, en échange d’Essence, une devise accumulée grâce aux combats ou aux différentes activités de vos créatures. Celles-ci gagnent des niveaux, évoluent après certains paliers, et on peut aussi améliorer leurs stats en les nourrissant. C’est là qu’intervient la synergie entre jardinage et élevage : on cuisine des recettes combinant plusieurs ingrédients afin de leur conférer de meilleurs bonus. Dans un écran à part, on peut voyager entre régions pour défier d’autres éleveurs et obtenir des points servant à débloquer des objets en boutique : graines, éléments de décoration, etc.

Côté défauts, si le jeu est vite prenant, il l’est presque un peu trop. Tiny Monster Haven demande en effet beaucoup d’interventions pour un desktop game, à tel point que qu’il est difficile de le qualifier d’idle. Certes, vos créatures peuvent effectuer certaines tâches comme replanter ou arroser, mais cela reste trop limité et non paramétrable, pour parler d’automatisation. Le manque de variété se fait également ressentir assez rapidement, même si la collectionnite des mignonnes créatures peut aider. Le jeu est aussi légèrement gourmand en ressources (8-10 % d’un CPU i7-1265F, environ 750 Mo de RAM), ce qui peut devenir gênant selon le nombre de tâches en cours d’exécution.

Tiny Monster Haven
Tiny Monster Haven
Tiny Monster Haven

Ascend to ZERO

Que c’est malin ! Je n’ai pas le temps d’en écrire davantage parce qu’en vrai il suffirait de vous expliquer ce qu’est un twin-stick shooter et vraiment… Vous méritez mieux que ça ! En attendant, l’originalité de ce jeu, en plus d’être très joli, c’est qu’il vous propose d’arrêter le temps quand vous voulez pour placer votre personnage en temps réel, claquer des pouvoirs en sortie de time-zone et ainsi enchaîner les ennemis que vous voulez viser en priorité et/ou mettre en place certaines stratégies pour conquérir les niveaux plus vite et plus efficacement. Évidemment, cela va avec son lot d’armes en tous genres à débloquer, ainsi que de personnages, artefacts et tout le toutim habituel de ce genre de jeu qui peut se finir en 15 heures comme en 45 ou 120 en fonction d’à quel point on veut s’y consacrer. C’est tellement malin que vraiment, j’ai passé deux semaines à me dire qu’il fallait que j’écrive davantage, au point d’avoir peur de rater de vous en parler.

Le vrai point fort de Ascend to ZERO finalement, au-delà du génie de son idée de gameplay, c’est qu’il est généreux : des visuels propres, des cinématiques extrêmement bien animées, du dialogue de qualité, un scénario franchement intéressant… On dirait presque que c’est un jeu s’inscrivant dans un univers gigantesque, mais non : c’est tout neuf et c’est franchement très recommandable. Avoir une surprise pareille en été 2026, c’est inespéré. C’est complètement ce jeu que vous devriez mettre en wishlist, au cas où.

Security 51

Pour faire simple, on pourrait dire que Security 51, c’est Papers, Please dans la Zone 51 avec des aliens. Et ce n’est pas complètement faux, mais comme je préfère faire compliqué, ajoutons quelques nuances. Contrairement à son modèle, le jeu n’a aucune volonté de portée politico-sociale et tend plutôt vers l’humour et un ton léger. Au-delà de quelques moments mignons ou amusants, on s’attardera donc surtout sur son gameplay.

Votre boulot : décider qui peut entrer ou sortir des locaux de la fameuse Zone 51. Chaque jour, on vous fournit une liste de règles à suivre sans poser de questions, avec des conditions de rejet, des motifs d’appel à la sécurité (en général très expéditive…) et des conditions de laisser passer suppléant toutes les autres. On dispose également d’une batterie de gadgets pour vérifier ces critères : anomalies de la peau, des os ou des organes, température corporelle, etc. On sera aussi amené à faire des prises de sang ou à prendre des photos Polaroid pour identifier certaines anomalies surnaturelles. On gagne de l’argent pour acheter de quoi manger et maintenir sa santé mentale, tout en réalisant diverses expériences et, accessoirement, en sauvant la ville, voire, le monde.

L’OST signée Deallry possède quelques bons morceaux, dont certains font très fortement penser au travail de Ben Prunty sur le mythique FTLFaster Than Light - Vitesse plus rapide que celle de la lumière, et on s’amuse bien le temps de la découverte des différents gameplays, mais il faut bien avouer que le tout devient répétitif à la longue. Si vous avez la patience, vous pourrez toujours tenter d’obtenir toutes les fins en reprenant une partie à différents jours pour découvrir de nouveaux embranchements selon vos choix. Pour ma part, une partie complète m’aura suffi.

Security 51
Security 51
Security 51

À bientôt pour le prochain numéro !

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